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Forget who hurt you yesterday, but don't forget who loves you tenderly today. (pv)

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♦ Lettres Envoyées : 832
♦ Crédit : Barda.

A NEW BEGINNING
♦ Age du personnage: 31 ans, d'apparence la vingtaine.
♦ Nouvelle vie:

MessageSujet: Forget who hurt you yesterday, but don't forget who loves you tenderly today. (pv) Ven 19 Juin - 23:32



La cloche retentit, sonnant l'heure du cours de divination. Il n'avait jamais vraiment aimé ce soit-disant art de la voyance par des moyens totalement improbables. Mais s'il s'était décidé à prendre cette option facultative, c'était pour passer quelques heures de plus en compagnie de sa soeur. Ils suivaient les mêmes cours à longueur de journée mais pour effacer tout soupçon, il se mettait rarement à côté d'elle, lui jetant quelques regards discrets pendant que chaque professeur faisait son cours. Pour celui-ci, il n'avait pas longtemps hésité. Il n'aurait pas supporter être dans un cours aussi peu intéressant et seul de son côté. Alors au même horaire, hebdomadairement, ils se retrouvaient autour de la petite table ronde. Ils ignoraient la plupart du temps plus de la moitié des dires du professeur qui tentait tant bien que mal d'intéresser les élèves courageux ayant choisi sa matière. Mais rares étaient les personnes assez folles pour croire à une « science » se moquant des gens, utilisant leurs faiblesses et leur désespoir pour les tromper. Les voyants, même sorciers, ne sont que des prestidigitateurs et des malfrats. Cette idée qui lui plaisait tant d'habitude avait fini par le rebuter depuis deux semaines. Depuis cette rencontre inattendue dans la toundra, qui n'avait été qu'un véritable fiasco. Une dispute qu'il garderait en mémoire. Tout était allé très vite. Tout était trop dense, sans doute. Il en était ressorti extrêmement fatigué, comme s'il venait d'essuyer à lui seul une guerre totale, mais aussi et surtout miné. Quelques minutes qui avaient fait des ravages dans leurs esprits et dans chacun de leur coeur. Trop de choses remises en cause par leur réaction respective. D'abord lui. Puis elle. Et enfin eux. Cet équilibre qui les avaient toujours liés et unis, était devenu instable, les entrainant dans une longue chute dont ils ne ressortiraient probablement pas indemnes.

Mais aujourd'hui, il avait décidé de venir et de ne pas se défiler. Ses absences étaient trop nombreuses dans ce cours, surtout ces dernières semaines, à cause de la tension avec Satine mais aussi parce quelques pulsions primaires du nouveau vampire qu'il était arrivaient à s'accaparer de lui quand les tentations se faisaient trop fortes, et ce malgré le traitement. La plupart des élèves de l'école qui s'étaient inscrits en divination étaient des humains, et il comprenait parfaitement leur démarche. Eux qui n'avaient pas le moindre pouvoir, ils voyaient là une occasion de valoir un peu plus que ce qu'ils ne sont à la base, de pratiquer à leur tour la magie. Une magie totalement imaginaire, inutile, stupide. Pendant la plupart des exercices, Eethaniel s'amusait à regarder les autres adolescents ou adultes en devenir. Leurs yeux pétillaient, fiers d'avoir pour décrypter leur avenir. Et le lendemain, lorsqu'il entendait leurs conversations dans les couloirs ou même à table, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une pitié sans pour autant compatir face à des êtres aussi fragiles et naïfs, quand les pauvres moldus se plaignaient que ça ne s'était pas passé comme prévu. Lorsqu'il pénétra dans la pièce, la plupart étaient déjà assis. N'ayant qu'un livre à la main, il se dirigea vers sa place habituelle sous des regards désormais différents à son égard. Il s'efforça d'adopter son attitude quotidienne, évitant particulièrement de regarder les autres, se sentant incapable de rester calme très longtemps, sans doute à cause de la tension qui serrait le moindre de ses organes à chaque nouveau pas qu'il faisait sur la moquette aux multiples motifs. Bien sur, il avait très bien vu qu'elle était là, attendant patiemment le début du cours et sans doute la fin de celui-ci avec moins de vertu. Sa chaise en bois était libre. Qui aurait pu prendre sa place, de toute façon ? Satine n'inspirait pas confiance à grand monde, et ce sans doute à cause de lui, bien qu'il ai toujours été un peu plus sociable - certes, par intérêt - qu'elle. Arrivé à destination, il passa dans son dos pour prendre place sur la chaise voisine, soufflant légèrement dans sa chevelure au passage. Il posa alors l'ouvrage devant lui, froissant un peu la nappe bleutée aux dessins psychédélique, ne bougeant plus d'un cil.

Depuis son bureau, le professeur prit sa baguette et fit un simple mouvement, sans prononcer la moindre formule. Automatiquement, les rideaux vinrent cacher les fenêtres, coupant la lumière aveuglante du soleil se reflétant sur la neige. L'ambiance se tamisa. Les bougies trônant sur d'immenses chandeliers s'allumèrent, alors que quelques flammes dans des sphères de verre se mirent à flotter de long en large de l'endroit. Tout le monde se tut, l'expert en voyance commençant son cours. Aujourd'hui, ils allaient devoir lire - une fois de plus - dans le marc de café. Aussitôt dit, l'homme se mit à distribuer des tasses sans utiliser la magie cette fois-ci, accompagnées du précieux café qui allait servir à deviner quelques présages dans un futur proche. Une moue se dessina sur le visage d'Eeth. Jusque là, il n'avait pas osé tourner la tête en direction de sa jumelle. Mais pendant que tout le monde s'affairaient à lire une page du manuel sur le thème en question, n'hésitant pas à donner quelques commentaires à leur voisin sur leurs espérances quant aux résultats, il se pencha en avant, quittant le dossier de sa chaise où il se tenait droit. Désormais le dos courbé, prenant appui sur ses avants-bras, il se mit à l'observer. Elle regardait vaguement le liquide brûlant dans sa tasse. Détaillant une fois de plus son profil parfait, il baissa les yeux quelques instants, véritablement désabusé par la situation. N'y tenant plus, il s'approcha un peu plus d'elle, murmurant si bas que personne d'autre qu'elle ne pouvait l'entendre. Cette question lui brûlait les lèvres chaque jour un peu plus, l'ayant presque poussé à venir aujourd'hui dans l'espoir d'avoir une réponse. Une réponse qu'il souhaitait positive. Mais peut-être qu'il était encore trop tôt.

Tu as réfléchis ? souffla t-il, simplement.
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MessageSujet: Re: Forget who hurt you yesterday, but don't forget who loves you tenderly today. (pv) Dim 21 Juin - 13:46

Un réveil en sursaut.
C’est ce dont elle écopa lorsque la petite fenêtre à côté de laquelle son lit était disposé claqua, laissant l’air glacial russe s’immiscer dans la chambre. Les cheveux emmêlés, les yeux à moitié clos, elle s’empressa maladroitement se de dépêtrer de ses draps pour atteindre le loquet et referma en un claquement le battant. Le vent souffla avec force et la jeune Blackhart contempla la grisaille extérieure avant de sentir un frisson glisser le long de son échine.
Cette sensation ne la quitta pas. Même après avoir pris un petit-déjeuner brûlant, avalant son lait chaud d’un trait. Elle persistait même lorsqu’elle enfila une couche supplémentaire, passant un pull par-dessus son uniforme émeraude. Elle resta longuement près du feu qui crépitait dans la cheminée de la salle commune désertée. Où étaient-ils tous partis ? Quelle activité pouvait tant les attirer hors des murs d’Hogwarts ? Elle détestait cet endroit, encore plus depuis son altercation, le cauchemar, qui l’avait opposée à Eethaniel. Deux points de vue isolés et visiblement incompatibles. Elle ne comprenait pas son désir d’appartenir à cette race et il ne semblait pas comprendre sa réticence. Comment étaient-ils censés s’en sortir ensemble si aucune conciliation n’était possible ?
Sa seule option, c’était d’accepter la transformation et tous les risques que cela comportait.
Il serait là, il l’avait promis. Elle savait qu’il tiendrait parole. Mais le doute subsistait et si elle ne s’était pas jetée du haut d’un bâtiment juste après leur violente dispute, c’était simplement parce qu’il lui avait demandé de ne pas faire d’âneries. Avait-il pressenti les plans sordides de la jeune femme ou avait-il simplement dit ça pour avoir la conscience tranquille ? Quelle que soit l’origine de cette demande, elle avait mis un terme aux tendances suicidaires de sa soeur aussi rapidement que la venue de celles-ci.
Alors elle avait patienté. Des jours s’étaient écoulés depuis la dispute, un temps interminable qu’elle n’aurait pu déterminer. Elle avait le sentiment d’avoir perdu toute notion de temps. Cela faisait-il une heure, une demi-journée, une semaine, un mois ? Les secondes s’étiraient longuement et sa patience était mise à rude épreuve, elle aussi. Mais elle tenait bizarrement le coup, convaincue qu’au bout du tunnel, la lumière aveuglante serait celle de la fusion totale avec lui. Plus rien ne les séparerait, même la mort serait impuissante face à leur amour. Elle en avait conscience, à présent, même si la terreur persistait.
Elle était perdue dans ses pensées lorsqu’Il entra. Installée à sa table habituelle, elle triturait la couture de la petite nappe bariolée qui drapait la table. Pensive, elle ne remarqua sa présence que lorsqu’il passa à proximité, soufflant au passage dans sa chevelure foncée. Un nouvel élan de frissons la traversa et elle leva le nez pour lui jeter un coup d’œil, ignorant quelle était son humeur du jour et surtout, s’il était encore furieux contre elle ou s’il lui avait pardonné sa maladresse, sa bêtise typiquement satinienne. Il s’assit sur la chaise en bois, trop courte pour ses longues jambes et si l’envie de sourire chatouillait les lèvres de la jeune femme, elle n’y parvint pas, trop émue par sa présence si proche. Son regard chocolat dévia du visage tant aimé vers l’ouvrage qu’il avait posé devant lui. Elle aurait aimé lui souffler quelque chose mais le professeur de divination annonça le commencement du cours d’un mouvement leste de sa baguette. Les rideaux se fermèrent à l’unisson et la pièce fut plongée dans une semi-obscurité à laquelle son regard mit peu de temps à s’habituer. Le silence tomba, tel une chape de plomb et le cœur de Satine se ratatina.
Ce cours, elle l’aimait bien. Ou plutôt, elle en attendait énormément, espérant toujours qu’il lui donne un indice sur ce qui l’attendait dans les jours, mois, années qui allaient suivre. Elle comptait particulièrement sur la matière enseignée pour lui donner un indice quant à la décision à prendre. Celle à laquelle Eethaniel voulait qu’elle réfléchisse, le temps qu’il lui faudrait. Mais même toute sa vie ne serait pas suffisante pour poser un choix. Surtout qu’à présent, le temps jouait contre elle alors qu’elle risquait le vieillissement tandis qu’il garderait ce teint cadavérique mais jeune, pour l’éternité.
Les bougies illuminèrent faiblement la pièce et le cœur de la jeune Blackhart s’apaisa pour atteindre un battement régulier et paisible. Satine évita soigneusement de sembler trop absorbée par son jumeau et attendit donc patiemment que le professeur répartisse les tasse. Leurs camarades de cours entreprirent d’élucider le mystère du café tandis que Satine se forçait à sembler absorbée par le fond de la tasse. Lorsqu’il se pencha pour lui murmurer à l’oreille la question qui devait probablement le hanter, elle sentit tous les poils de son corps se hérisser.
Avait-elle réfléchi ? répéta le chuchotement dans sa tête, inlassablement, tandis qu’elle reposait avec délicatesse la tasse, si tant est qu’elle y parvienne avec les mains aussi tremblantes. Avait-elle réfléchi ? Elle n’avait fait que ça depuis qu’il s’était écarté de sa trajectoire pour la laisser partir. La question était plutôt, à quelles conclusions était-elle parvenue ? Là, ce serait bien plus compliqué de lui répondre.
Les seuls mots qui franchirent les lèvres à peine entrouvertes de Satine furent les suivants :

« Tu me manques… »

Et elle aurait continué si elle n’avait perçu la faiblesse dans sa voix. Une faiblesse qui aurait pu la trahir. Alors elle referma la bouche et ferma les yeux un instant avant de frôler le tissu de l’uniforme d’Eethaniel du bout des doigts comme si elle hésitait à poser la main sur son bras. Ce geste aurait très bien pu paraître tout à fait anodin, comme si elle voulait attirer son attention. Mais elle savait que son visage pouvait trahir bien d’autres choses, aussi s’efforça-t-elle de le garder aussi fermé que possible.
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