AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Les liens sont une histoire de destinée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Auteur Message

avatar


♦ Lettres Envoyées : 94
♦ Crédit : Cristalline

A NEW BEGINNING
♦ Age du personnage: 31 y.o.
♦ Nouvelle vie:

MessageSujet: Les liens sont une histoire de destinée Mar 9 Nov - 20:35


« L'Anglais rassasié, l'Ecossais affamé,
l'Irlandais enivré sont dans leur meilleure condition. »

Proverbe irlandais.

Je sortais de chez le docteur Yvanoski. Le regard un peu assombri, je décidais de marcher un peu, sans but précis. Je regardais la nuit tomber doucement, je passais sur la Tamise et m’arrêtais au milieu du pont, contemplant l’horizon et les souvenirs qu’il m’évoquait. Mon cœur se serra lorsque je me rappelais des ballades qu’Andreas et moi faisions. Mon amour, oh tendre amour… Les réminiscences de ses bras m’enserrant, de son odeur, de nos rires tentèrent de m’arracher une larme mais je me devais d’être forte, cette situation était mon fruit et je n’avais pas à me complaindre, c’était ma faute après tout. Ma ? Non, ce satané Spirit, Dieu, non mais quelle invention ?! Qui, se proclamant comme étant un Dieu, pouvait envouter des personnes saines et gentilles afin de les transformer en monstres cruels et sans pitié ?

J’étouffais un sanglot en me mordant la lèvre inférieure. Je chassais ces pensées trop récurrentes afin de recommencer ma marche. Les doigts courant le long de la rambarde j’avançais, tranquillement, l’air frais me foutait le visage, cela me faisait le plus grand bien. Et je m’éloignais du centre de Londres. Inconsciemment, c’était mon but premier, quitter ce qui me rapprochait de quelque chose que j’avais vu la veille, mon appartement allumé. En soit, c’était bête mais je n’avais pas osé m’approcher plus, je n’avais pas osé quitter ce taxi qui, suivant des déviations, était passé devant l’endroit de mes rêves qui était devenu ma prison durant ces années. Mais cela était derrière moi, deux ans que je n’étais pas retournée dans ces lieux…

Je stoppais, reconnaissant l’odeur de l’orage. J’aimais Londres et la pluie, ce qui était bête, mais je me souvenais que nous dansions sous l’abat, j’adorais ça, on se sentait libre, sans attache, heureux. Les gens qui aiment l’ardeur du soleil sur leur peau plus que tout n’ont jamais embrassé l’homme de leurs rêves sous des averses estivales. Une goutte tomba, glaciale, comme le temps en ce mois de novembre, et je continuais de marcher, sans parapluie, mais je m’en moquais. Même si je mourrais d’une pneumonie, qu’est-ce que cela changerait ? Et ça me faisait du bien. Et regarder ces gouttes cristallines tomber du ciel, d’une transparence parfaite mais trop éphémères. Puis un torrent s’abattut, j’entrais dans le premier endroit public : un pub bien sûr. Le sang irlandais les remarquait à cent mètres à la ronde. Génétique. Je me débarrassais de ma veste et m’avançais, sous le regard d’hommes déjà bien entamés, mais je m’en moquais. Je voulais oublier mon malaise. Tout simplement.

« Bonsoir ! un… », « Un cocktail demoiselle ? », Je le regardais, un rictus aux lèvres : « Un whisky s’il vous plait ! » Je m’asseyais sur un vieux tabouret en bois, attendant le verre lorsque j’entendis quelqu’un parler, un accent fort me rappelant celui de mon père. Mes yeux brillèrent quelques instants avant le sombrer de nouveau, les vacances en Irlande me manquaient, ma jeunesse me manquait, la beauté des paysages. Je me rappelais les fois où j’allais sur les falaises de Moher et la peur qui tiraillait ma mère à la moindre bourrasque, il faut dire qu’on avait entendu dire que beaucoup étaient tombés à la mer à cause de ces vents. « Je vous le paie l’Irlandais,... En souvenir du pays... » Dis-je simplement, sans même m’être retournée vers la personne, ce que je faisais désormais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

avatar



MessageSujet: Re: Les liens sont une histoire de destinée Sam 13 Nov - 0:01

L'eau ruisselle sur les visages dehors et moi je regarde par la fenêtre comme un ahuri, je n'ai rien à faire, je m'ennuie de mes escapades sur les plaines vierges d'hommes, les falaises de Moher, elles me manquent aussi, j'ai appris là-bas, la plupart des choses que mon paternel n'a pas pût m'apprendre ... 'Fin bref les farfadets sont sympa là-bas, je maitrise le feu à cause d'eux, oui je dis à cause ... cramez vous la barbe un matin à cinq heures pétantes avant d'aller chercher du vampire, vous allez tellement sentir le grillé que les trolls et le dragon trainant ici vous trouverons appétissant ... je vous jure que c'est coriace ... Non je l'ai pas tué je me suis barré ... Vous êtes cons, tué un vampire c'est une chose, tué un troll c'est un échauffement, mais fracassé du dragon c'est du suicide ! Enfin c'est révolu tout ça.

Et voilà qu'après ma séance souvenir je me retrouve conscient de moi, j'ai erré dans la rue jusqu'à ce bar, mes confrères, les Irlandais y sont, la soirée ne fait que débuté j'y suis déjà allé de ma cinquième tournée, n'ayant encore pour ma part pas bu un seul verre, je fais le spectacle un peu par hasard, deux trois tours de passes-passes qu'aucuns de ces moldus ne qualifiraient de magie, tant mieux comme ça je suis sous couverture, je reste prudent je ne connais rien en ce qui concerne les lois appliquées aux magiciens et autres étrangetés de ce monde à Londres. La soirée c'est alors déroulée comme ça, un verre, une bonne discussion, quelque claques données ici et là. Et voilà que sans prévenir une femme déboule, je ne dirais pas jeune elle a l'air plus vieille que moi, un peu attristée, un peu fade à mon goût, à première vu en tout cas.

D'ailleurs elle ne se décourage pas je la vois commandée, pendant que je dis au revoir aux gars, je m'approche de la sortie quand celle-ci m'interpelle, je me vois offrir un verre de sa part, une bien gentille demoiselle, une des nôtres, une Irlandaise.

« En souvenir du pays ? Volontiers. » Lui ai-je répondus, avant de m'approcher, elle me regarde, je la dévisage, belle et mûre comme une framboise ! Enfin si vous saisissez la subtilité de cette comparaison bien entendu. J'attrape le tabouret à côté d'elle pour m'asseoir.


« Que faites-vous là, votre mari et vos enfants doivent être inquiets. »
Revenir en haut Aller en bas

avatar


♦ Lettres Envoyées : 94
♦ Crédit : Cristalline

A NEW BEGINNING
♦ Age du personnage: 31 y.o.
♦ Nouvelle vie:

MessageSujet: Re: Les liens sont une histoire de destinée Mar 16 Nov - 20:50

Les talons de mes bottines coincés sur la barre en bas du tabouret, mon genou bougeait en rythme des verres qui s’entrechoquaient et des hauts mots dans la salle. Je vis l’homme qui était passé à côté de moi ranger un paquet de je-ne-sais quoi dans sa poche. Il accepte le verre que je lui offre, volontiers même… Mais je me suis sentie quelques instants assez embarrassée, bien que je ne rougisse pas : il ne me regarde pas mais me dévisage, observe chaque traits de mon visage, comme s’il lui faisait subir une profonde analyse. Cela était assez déstabilisant, mais après tout, j’étais dans un bar, cela n’était pas étonnant… De mon côté, j’avais remarqué une forme de visage particulière, des yeux bleus-gris irisés. Je lui donnais une dizaine d’années de moins que moi. Arf, offrir un verre compatriotique à un gamin, quelle idée, mais bon… C’était totalement innocent et je me disais que cela devait se remarquer, à moins que je devienne quelqu’un considérée comme une femme couguar à la recherche de chair fraiche, et il était vrai que le Spirit s’était servi, à maintes reprises, de mon physique, pour attirer quelques hommes à leur malheureux dessin.

Il se saisit du tabouret pour s’assoir à côté de moi, et il parla. Malheureusement, à peine avait-il ouvert la bouche que ce fut pour me demander ce que je faisais dans ce pub, et que mon mari et mes enfants devaient être inquiets. Oh, s’il s’avait… Nous avions la vie devant nous… Je baissais rapidement les yeux et répondit d’une voix cassée « Non. Je n’ai ni l’un, ni l’autre. », regardant mon verre à moitié vide, je souriais pour me donner un peu de contenance avant de monter le breuvage à mes lèvres. Andreas. Pourquoi tout sur Terre ne pouvait m’empêcher de penser à toi, même un instant comme celui-ci où je retrouvais la joie de vivre des compagnons d’infortunes qui avaient bercés mon enfance. Je me souvenais de mots « La langue commune forme des liens plus forts que les liens du sang », certaines choses comme ça sont réelles, non, tout de même pas, les liens qui m’avaient unie à mes parents avaient été, avec le grand amour que j’avais eu la chance de connaitre, la chose la plus importante dans ma vie. Les liens sont tous, après tout, c’est ce qui fait de nous des hommes. La présence de l’autre est nécessaire, mais pas n’importe quel autrui, il doit nous être adapté. Une nationalité commune par exemple, l’exemple cité ici, entre autres. Et un sentiment étrange de connaissances. Je bus un peu et poursuivit : « Et vous jeune homme ? Personne ne vous attend ? » Oh la jeunesse, quel bonheur, je me souvenais avec plaisir de mes heures de gardes, des rushs dans l’hôpital où je travaillais, la perpétuelle effervescence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les liens sont une histoire de destinée

Revenir en haut Aller en bas

Les liens sont une histoire de destinée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE.SHOWING.NIGHT ▬ your fantastic rpg :: Hide Ravage :: SECRET ROOM-