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Nous sommes des navires sans rivage.

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♦ Crédit : (c) Ma femme !
♦ Citation : Je n'aime pas l'homme, j'aime ce qui le dévore.

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MessageSujet: Nous sommes des navires sans rivage. Dim 2 Mai - 14:10


Nous sommes des navires sans rivages.


    M. Jacar était gros. Non pas vraiment gros, enfin ce n’était pas qu’une question d’embonpoint. Je dirais plutôt qu’il était flasque. Ça débordait de partout : des oreilles, son cou coulait le long du col de sa chemise, la peau de son visage semblait s’étirer et former des sortes de bas-joues de hamster. Bref, il semblait plus soumis à la gravité que quiconque. Il avait les mains moites, qu’il frottait régulièrement contre son pantalon de velours gris, laissant des traces humides et blanches certainement à cause de ses craies. Le crâne dégarni comme un terrain de golf, la barbe mal rasée : courte parsemée de petites touffes me faisant penser à des moutons broutant tranquillement dans un pré. Son nez, parlons-en de son nez. Pâteux, comme le reste de son corps, sauf que lui semblait plus habité que sa boite crânienne.
    À sa main droite, le bougre avait une alliance. Je me demande encore qui avait la chance d’être sa femme, et, curiosité étrange, mais humaine, comment ils pouvaient avoir une vie sexuelle. Il peut être très difficile pour l’homme de comprendre la femme, là, j’avoue être vraiment perdu. Peut-être pourrait-on voir à travers sa laideur physique une quelconque beauté cachée. Pour ma part, je n'en vois aucune. D'une grande arrogance, son égo immense semblait cacher à ses propres yeux l'horreur de sa personne. Il m'a toujours semblé que sa vocation était de devenir Dieu, puisque le peu de pouvoir que lui conférait sa fonction de concierge le faisait jouir et dans son avidité, il ne pouvait s'en contenter.

    Ah, mais le temps s’emmerdait et traînait mollement des pieds. Je le suivais du regard sans trop comprendre la raison de ma présence en ce lieu. Ma tête tombait et pendant ce temps, sa bouche rejetait un flot perpétuel de postillons. Mon cerveau embrumé imagina soudain les clients qui de bon matin n’avaient pas la jugeote d’esprit de se tenir à distance. Je souris bêtement. Ça ne manqua pas à M. Jacar qui s'approcha de moi, un affreux rictus déformant son visage bouffi. Je fermais les yeux, et la seconde d’après, son ventre était devant moi. Je ne l’avais pas senti venir. Etrange. « Peut être viens tu chercher la réponse à ta question ? Wingates, demeurant 50 impasse Verne. L’autre bout de la ville. Il t’aurait suffit d’ouvrir un annuaire pour obtenir le même résultat.. »Mes yeux se tournèrent vers lui. Tout était flou et les couleurs se mêlaient gracieusement, j’avais la très agréable sensation de quitter mon corps. Il ancra l’adresse de l’Eden sur un postit insignifiant, sans une once de considération.

    Une semaine que j’avais investit cet hôtel particulier, bénéficiant d’une chambre sous les combles, rien de reluisant. Le logement d’une connaissance qui n’était désormais plus qu’os blanchis abandonnés sans plus de considération sous un bosquet. Soif oblige…abattue, en pleine rue… Une sournoise. Elle avait voulu s'enfuir, je l'avais rattrapée et avais pris doucement son poignet au creux de ma main. Une jolie brune de vingt-quatre ans, déjà veuve, déjà rattachée à dieu. Ah, et elle m’avait fait rire, celle-là, avec son séant tout rond et tout nu posé sur ses petits talons (c'est terriblement délicat, les talons), les seins ballants alors qu'elle se tenait à genoux devant moi, en pleurs, son menton tout humide suffoquant tandis que je la toisais, regardais ses yeux qui m'imploraient et ses lèvres d'or scandant des choses idiotes de manière précieuse (comme on garde ses mauvaises habitudes, même dans la plus violente des situations, même proche de la mort !) : "Sil vous plaît, Monsieur, laissez-moi vivre encore un peu, laissez-moi jouir du temps qu'il me reste à passer aux côtés des hommes et au côté de la religion... je veux nourrir encore le bel aigle du Progrès, de l'Idéal, de l'Essor... je veux croire la vie... je veux gagner des choses, me gagner moi-même... s'il vous plaît, ne me tuez pas.. ayez pitié !" etc, etc. Ce fut un moment très, très émouvant. J'aurais pu lui dire que le temps qui restait ne pouvait que lui faire perdre des morceaux du futur. J'aurais pu lui dire que son aigle, c'était un vautour déplumé, plutôt, et ressemblant à une conscience chrétienne. J'aurais pu lui dire : l'aigle, il faut le nourrir, non de son foie, mais de ses remords, de ses sacrifices. Mais on doit aussi savoir le tuer, le moment venu, et se libérer ainsi des contraintes morales, sinon l'on glisserait dans une sorte de délectation morose. Mais rien à faire ; comme à chaque fois, ce fut le silence de la déraison face à l'appel humain. A y penser je succombe aux nausées comme je le faisais il y’a peu encore, à l’animal qui menaçait mon individualité. Je n’étais pas vampire. Je n’était plus vampire. Je suis encore d’une blancheur extrême mais parce que je viens de renaître. Une énième fois. L’humanité tant escomptée.

    Je crois que je n’arrivais même plus à me souvenir du bruit que ça fait un cœur qui bat. Comme une note de piano, un peu floutée. C’est l’échos inconsistant et mélancolique qui reste au peuple de la nuit. Le reste s’est désagrégé. Comme un mouvement ralenti. Un temps suspendu tinté de notes de piano ; lourdes, lentes, qui résonnent encore quand la plume est tombée sur le sol. Après, c’est le même vide qui s’étale. Le même écho qui nous envenime. Une note de piano perdue dans les circonstances d’un silence. Le manque incrusté dans la peau.
    Désormais je l’écoute sans le regarder. Il me suffit de fermer les yeux pour l’entendre résonner, pour me souvenir les yeux brûlés de que c’était d’avoir un cœur de marbre. Je respire sous sa régularité et ses emballements salvateurs. Un, deux. Et quand j’ouvre les yeux, c’est là. L’écho murmuré d’un instant. Comme en ce brusque grand huit qui me soulève tout entier à la vue de cette adresse improbable. Si simple… Qui se poserait là, précaire, une brève rumeur. Comme une chose donnée au yeux, à tous les yeux, mais non pour être possédée ; pour un temps seulement, un instant : comme au voyageur un verre d’eau. Une nébuleuse.

    Je quitte le concierge. Le ciel flamboie, l’horizon avale une lampée de feu, d’un trait, jusqu’à la lie. Puis, s’insinuant quelques minutes, l’ombre s’impose, intime le renoncement à l’orgueil suprême de l’heure. L’astre résiste autant qu’il le peut, implore, puis finalement crache de dépit sa ferveur, épuisé. A l’orée de la nuit quelque chose d’indéfinissable fuit. L’âme du jour s’incline, tend ses amarres. Un à un les globes des lampadaires éclairent, déversent une clarté diffuse sur les embarcadères ; attirée par la lumière une autre vie grésille, brûle ses ailes. Une nouvelle fois, l’horizon expire, clôt ses paupières et sombre dans sa nuit. Seul à présent sous les étoiles, j'espère que cesse la nuit. Mais la lune imperturbable se rit de moi. "Que cherches tu par ici ? Tu erres dans un monde qui n'est pas le tien. Puisse chacun de tes pas t'enfoncer un peu plus dans les profondeurs, que tu rejoignes ton royaume." Je n’avais encore jamais eu peur de la nuit. Comme l’intime conviction que je ne retrouve ma condition première que le temps d’une brève permission. Qu’importe. Carpe Diem. En profiter pour me présenter enfin à l’être tant escompté, muse tortueuse de mes souvenirs au delà des âges…

      La nuque moite dans les confins saisonniers
      Te rappelle l'ordre des choses :
      Imposants de n'être jamais remarquables
      Tes restes se digèrent.


    Se digèrent sous l’expectative de l’instant craint mais attendu.
    Ruelle d’un quelque part aux attraits pourpres. De ces ruelles assassines, qui se craquent d’ennui puis dévorent vos rêves, s’épongent de vos récits puis s’emparent de vos trêves comme une vaine course après la vie. Les ténèbres tirent les talons encore plus fort. Je dépasse deux idoles de marbre macabre ; des chiens glapissant, déchirant l’air aride et sinistre de leur mélancolie. Les feuilles d’un grand arbre se déploient en charognes, bruyantes par leur appel sur le sol gercé, et les canidés, debout, immenses et hostiles, ombres excroissantes. La bâtisse…se dressait à quelques mètres, gracile sous une voûte céleste à qui elle n’avait rien à envier. Je ne pouvais pas en effet ne pas constater que s’était épanouie là une beauté jadis vivante, extatique ou sereine, dont je ne recevais plus que le reflet.

    La porte d'entrée que j’aurais aimé battante, une litanie funèbre s’échappe de mon imagination, la litanie d’une destinée sinueuse qui va quémander la flexibilité du ciel, qui depuis des lustres ne se fait plus l'avocat des faibles, et tend à se faire le spectateur privilégié des actes de créatures sanguinaires. Je suis un corps flegmatique, magma gluant, coagulant de l’intérieur, sang immobile, sang pétrifié, sentiments putréfiés, pensées éventées, momifiée. Il allie la détresse à la rage, l’aridité du regard à l’explosion du corps, la candeur à l’imprévisibilité d’un trop plein d’expériences malheureuse, la prestance à l’aspect sanguin de mon être, comme le chien. Tout ce qui me sépare de l’animal, ce sont les souvenirs. Et je frappe enfin contre le bois brut d’une porte d’entrée que j’espère accueillante.
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♦ Citation : Tous à mes pieds, misérables sorciers (a)

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MessageSujet: Re: Nous sommes des navires sans rivage. Mer 5 Mai - 16:17



    Le front appuyé contre le verre glacé de la fenêtre, je respire à peine pour ne pas me laisser distraire par la buée qui se forme. Mon souffle est chaud, léger, et probablement la seule chose à peu près humaine sous ce toit. Le jour meurt à nouveau, et rien ne change. Toujours le même spectacle effrayant de l'astre assassiné, qui disparaît dans l'horizon ensanglanté, et l'obscurité qui reprend ses droits. Ignorer un trou noir, lorsqu'il est né au creux de ma poitrine, est plutôt difficile. Il n'avale pas ce goût amer qu'a le sentiment de culpabilité, ni l'acidité de la colère sourde. Mais il continue d'attirer, de faire disparaître ce qu'il me reste d'humain. Des souvenirs, des sentiments, ma conscience même semble s'effacer petit à petit. Dissous, pour ne laisser que ce qu'il y a de plus dévastateur.
    Je bouge de quelques millimètres, afin de pouvoir poser le regard sur mon fils quelques secondes. Il respire doucement, chaudement protégé dans son berceau, mais aucun élan de tendresse ne vient attendrir mon cœur presque figé dans sa cage. Rahel dort, respire encore, la vie est bien en lui mais je n'arrive même pas à me convaincre d'être heureuse de le savoir. Une léthargie assommante, et surtout coupable, m'empare dès que je pense à lui. Il est comme le dommage collatéral causé par mon mariage avec Gabriel, mais quel genre de mère peut penser ceci de son enfant ? Même ma propre mère n'avait pas pensé une telle chose, malgré toute l'indifférence qu'elle avait manifesté à mon égard. Je reproduisais sans le vouloir toutes ses réactions : je le surprotégeais, sans pourtant réellement m'en soucier, un étrange paradoxe hérité d'une mère aussi faible physiquement que psychologiquement... Avais-je finalement touché le fond de la raison humaine ? Peut-être n'étais-je pas sortie aussi indemne des épreuves que j'avais traversées ces dernières années, contrairement à ce que je pensais. Ce qu'ils pensaient. Cette absence totale d'empathie bien qu'accompagnée de cet incompréhensible besoin de le protéger semblait me pousser à la limite de l'insanité, et pourtant... J'étais plus forte que jamais, et l'impression d'avoir le pouvoir de survivre à tout m'empêchait de me laisser aller à la folie, une pente douce et glissante sur laquelle je m'étais aventurée bien trop de fois. Il n'y avait plus rien qui ne me retienne à présent. J'étais encore prisonnière de cette maison, de ce mariage, mais j'étais la plus libre de toutes les âmes que l'on puisse trouver, car je n'attendais plus rien. J'étais prise dans un ouragan, mais je n'avais pas besoin de lutter.

    Bam.

    C'est Gabriel qui vient de claquer la porte. Inhabituel, puisqu'il n'est que 21 heures et que d'ordinaire il ne rentre pas avant minuit. Il monte les escaliers d'un pas lourd, fatigué, pour finir par s'effondrer à plat ventre sur le lit. Je m'approche d'un pas calme, tandis qu'il se retourne lentement, étouffant un gémissement dans le coussin. Son visage est creusé par l'épuisement, et je vois quelques blessures rouges de sang sur sa peau. Je l'aide à retirer ses vêtements, voyant qu'il bouge avec difficulté, mais il ne m'adresse pas un seul mot et se dégage d'un geste sec. Il disparaît dans la salle de bains, et je l'observe avec curiosité, intriguée par son comportement. Je laisse ses affaires joncher le sol et le rejoins, lui qui a déjà disparu dans la vapeur chaude de la douche.

    « Gabriel ? »

    Je hausse la voix, mais il me regarde à peine. Étrange comme je n'aime pas voir qu'il m'ignore, bien que je passe mon temps à le souhaiter. Mes joues s'empourprent, la chaleur de la salle de bains est élevée, mais je feins l'accès de colère. Je quitte la pièce d'un pas furieux, attrapant ma cape noire au passage.

    « Je sors. Occupe toi de Rahel ce soir. »

    Il ne me répond toujours pas. La confusion m'empêche de réfléchir : est-il encore en colère pour la dernière fois ? La dispute avait dégénéré, mais il était rentré et s'était excusé, une fois de plus. Et je lui avais pardonné une fois de plus, non par clémence mais par souci de ne pas être hypocrite. Je n'avais pas le droit de ne pas lui pardonner. C'était peut être parce que j'en avais pris l'habitude que j'étais aussi ...perturbée par son attitude. Il ne tenait pas plus de cinq secondes à ce jeu avec moi, et même si j'avais mes propres méthodes pour me faire pardonner quoi qu'il advienne – un des avantages du mariage, il ne pouvait me juger sur celles-ci puisqu'elles lui étaient exclusives – je n'avais pas envie de les exploiter. Autant profiter de son indifférence pour sortir sans générer de dispute. Dévalant les marches d'un pas léger, ma main était déjà sur la poignée lorsqu'on frappe à la porte. Je me recule, et avance sans bruit jusqu'à la fenêtre de la cuisine pour apercevoir mon visiteur. J'ai du mal à voir à travers le bosquet de roses grimpantes qui entourent la fenêtre, mais je distingue une silhouette familière, une tête blonde aimée. Il a à peine eu le temps de prononcer mon nom que j'ai déjà ouvert la porte, les yeux brillants d'une joie inattendue.

    « Alexiel...Où diable étais-tu... »

    Ma voix n'est qu'un murmure, mais il peut sentir à quel point je suis heureuse de le voir. J'avance sur le porche et me retourne pour fermer la porte derrière nous, avant de lui faire face. Je rabats la capuche de ma cape noire, et le serre contre moi sans plus de retenue. Mes lèvres se posent sur ses joues fraîches, et je m'émerveille devant la couleur glacée de ses prunelles, avant de caresser doucement ses cheveux, puis sa peau. Lui aussi est de nouveau humain, et je profite de cette vision rare. Il ne le sait pas, mais il est le portrait de notre mère. Chacun de ses traits avaient sa finesse, son élégance naturelle, et je le jalousais presque. Je n'étais pas réellement attachée à elle : lassée de son indifférence nous n'étions au fil du temps plus que deux étrangères partageant les mêmes gènes, mais c'était étrange de la voir revivre à travers lui. C'était exactement l'inverse qu'il devait voir en moi : j'étais à ce qu'on disait tout le portrait de notre père, dont je n'avais toujours pas réussi à me rappeler malgré tout... Le sortilège d'amnésie lancé par Athalie était puissant, et si je parvenais aujourd'hui à me rappeler de mon petit frère, c'était surtout parce qu'il me faisait face, qu'il était un souvenir vivant, et non pas un fantôme dont l'aura s'effaçait de jour en jour. Je n'avais néanmoins pas retrouvé le souvenir de la nuit où Alexiel et mon père m'avaient été arrachés, ni de celles qui lui avaient précédé, et quoi que je fasse, cela m'empêchait de dormir. C'était ce fragment de mémoire que je tentais de récupérer si désespérément, car c'était comme le foyer de la longue fracture qui me déchirait en morceaux.
    Alexiel n'avait pas perdu la mémoire. Mère ne l'avait pas ensorcelé, mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi. Était-ce une punition qu'elle lui avait infligée pour avoir failli prendre ma vie, ou pour avoir conduit mon père à le transformer et l'éloigner d'elle ? Il y avait tant de souffrance dans ses sourires, tant de peine dans ses caresses, que j'en éprouvais un sentiment de culpabilité étouffant. C'était ma faute, s'il avait perdu le contrôle. Je savais le pouvoir qu'avait mon sang sur les vampires, bien qu'étant moins alléchant que celui d'Evelyn, notre sœur elle aussi arrachée à l'arbre dépouillé de notre famille, il restait néanmoins étrangement puissant... J'avais dû me montrer imprudente, le tenter malgré moi, et je n'arrivais pas à me le pardonner. S'il ne m'avait pas mordue ce soir là, peut-être que rien de toute cela ne serait arrivé. Peut-être que j'aurais connu mon père, grandi avec mon frère, que nous aurions été moins seuls, moins torturés et blessés... Un soupir s'échappe de ma poitrine, et je pose mon menton sur son épaule. Je serre doucement sa main, avant de me reculer. Il J'avais un peu tendance à être trop expansive lorsqu'il s'agissait de mon petit frère, car il m'était impossible de le regarder sans sentir un besoin de le serrer contre moi, de lui donner toute la tendresse et l'amour qu'il aurait dû recevoir. Que nous aurions dû recevoir...

    « Alexiel. Que dirais-tu de nous mettre un peu en danger ce soir ? », murmurai-je à son oreille, en nous éloignant de la porte. « Tous les deux, dans le plus dangereux des quartiers...? »

    Je souris légèrement, pour cacher à quel point je suis impatiente de quitter ce porche, ce patté de maisons. J'étouffe littéralement, et le manque est indicible. Le manque qu'engendre le danger mortel, l'excitation, est incroyablement puissant. Ce frisson qui m'animait si souvent a disparu, et j'ai besoin de le retrouver...
    Le sourire se noie. Mon égoïsme est si immense que je suis capable de mettre nos vies en jeu pour mon plaisir personnel, sans égards pour ce qui pourrait lui arriver maintenant qu'il est de nouveau humain... Pourtant, j'ai tristement conscience que ce n'est pas un de mes nombreux caprices.

    « Pardonne moi...»

    PS : si tu es désespéré par la nullité de ce post ne sois pas surpris ! J'ai voulu tester un truc et arrivée à la première page je me suis rendue compte que c'était pourri, le problème est que comme j'ai pas le temps de le réécrire j'ai dû continuer comme ça tout le long du RP, donc pardon mais je ferai mieux la prochaine fois promis ! ^^

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