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▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan

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MessageSujet: ▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan Mer 28 Avr - 12:54



Elle arrangeait calmement ses cheveux, ses boucles caramel tombant en cascade dans son dos et encadrant son délicat visage. Son image dans le miroir était comme figée, et elle observait sans vraiment la voir la lumière s'éclater en morceaux sur les diamants de ses boucles d'oreilles. De minuscules taches spectrales se reflétaient sur sa peau diaphane, sur sa robe de soie noire, sur le bois sombre de la coiffeuse...

« Psyché, il faut qu'on parle. »

Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu penses ? En quoi crois-tu encore ? Arrête de te regarder dans le miroir avec ces yeux, qui ressemblent de plus en plus à deux morceaux de glace. Arrête de te regarder comme si le monde n'existait plus. Parce qu'il y a encore des gens qui comptent sur toi, si toi tu ne penses plus avoir besoin de personne. Ton fils, ton mari et meilleur ami par ailleurs, ont encore besoin de te savoir vivante. Et c'est pour ça qu'il vient de forcer la porte pour te parler. Ça et le fait que les Wingates sont attendus à cette soirée de bourgeois enorgueillis mais apeurés pour discuter politique et autres, ce qui t'irrite profondément parce que maintenant tout le monde sait ce qu'il faut faire, et que personne n'ose le faire. Il t'y emmène pour te surveiller, il a même fait garder Rahel pour que tu n'ai aucune excuse. Sauf que voilà, tu en as assez.

« J'en ai assez, Gabriel. », murmura-t-elle en reposant la brosse sur la coiffeuse d'ébène.

Regarde comme son visage se referme. Il sent la dispute arriver, rien que par ces quatre petits mots, murmurés du bout des lèvres. Sois forte, quoi qu'il arrive ce soir. Tu t'es déjà brisée une fois, ça suffit. On ne peut plus rien te faire, n'est-ce pas ?

« Tu en as assez de quoi, au juste ? Qu'as-tu eu à supporter qui soit si insupportable ? On ne meurt pas d'un cœur brisé. », dit-il les dents serrées. « Parce que je peux te rappeler ce que tu m'as fait subir, Wolstenholme, et ce pourquoi je suis toujours devant toi. Mais je ne suis pas venu pour ça. Je suis venu pour qu'on parle, qu'on essaye de régler les choses, d'une certaine manière. J'essaye, encore une fois. »

« J'en ai assez, de parler. », dit-elle d'une voix cette fois parfaitement intelligible. Elle se redressa, laissant la soie de sa robe glisser doucement le long de ses jambes. Elle s'éloigna doucement de lui, resserrant ses bras autour de son corps frêle, mais le laissa l'emprisonner à nouveau dans une étreinte étrange, inappropriée.

Oh oui, tu en as assez. Assez, d'être prise dans ce tourbillon de sentiments, de colère, de haine, de douleur. J'ai tellement besoin de retrouver la Psyché que je connaissais, cette femme qui savait perdre le contrôle sans se perdre elle-même, qui tenait ceux sur qui elle avait jeté son dévolu dans la paume de sa main, prête à leur faire faire ce qu'elle désirait sans une once de regret, puisque ce qu'ils voulaient devenait ce qu'elle voulait avec tant de facilité... Pas tellement de se savoir encore cruelle et manipulatrice, mais juste assez forte pour pouvoir le faire. Juste assez entière pour le faire encore. S'amuser un peu, enfin. S'abandonner à des désirs, des interdits que tu t'es imposé toute seule. Oh, le mariage. Tu n'es même pas vraiment mariée, Psyché. Gabriel est une erreur, une belle erreur qui t'a donné un fils adorable certes, mais une erreur tout de même. Voilà que ses bras se referment autour de toi, comme un piège à loups dans lequel tu aurais toi même mis le pied. Il ne comprend pas. Tu n'es pas sa Psyché, et toutes les disputes du monde ne lui feront pas comprendre. Parce qu'après tout, il tient vraiment à toi. C'est bien toi qu'il aime, malgré tout. Et c'est peut-être ce qui te fait enrager, au fond. Pourquoi t'aime-t-il autant ? Il n'y a plus rien, depuis longtemps. Des désirs flétris d'adolescents, des rêves brisés, voilà ce que tu lui as laissé comme preuve d'amour. Pourtant, il s'y accroche, comme si un jour tu finirais tout de même par lui revenir, que tu oublierais Sayanel et retrouverait gentiment ton chemin vers lui, parce que tu es sa femme et sa meilleure amie, et que d'une façon ou d'une autre, ça a toujours été ainsi que les choses étaient supposées se passer.

Une fracture.

Voilà ce qu'il faut, une fracture. Le briser lui aussi, finalement. Si tu n'avais pas tenté, à chaque fois, de rattraper tes erreurs, tu aurais peut-être pu réussir. Mais il suffisait de si peu pour que Gabriel te sourie à nouveau, qu'à chaque fois tu t'es dit « Et si cette fois, on réussissait ? ». Aujourd'hui, il y a ce feu dévorant. Cette envie pressante de tout foutre en l'air, de tout arracher, de tout éclater, et ne laisser absolument aucune trace de beauté dans ton monde. Tu ne penses pas le mériter. Si ? Bien sûr que non. Tu le sais depuis si longtemps, et pourtant tu espérais qu'un jour tu arriverais à mériter un homme qui t'aime comme celui qui te serre dans ses bras en ce moment. Et pourtant, il y a aussi cette part de toi qui te hurle que lui aussi ne te mérite pas. Il fait de son mieux pour se contrôler, pour ne pas te faire du mal, mais il en fait quand même. Si ta robe a des manches longues, ce n'est pas par effet de mode. Tu as tellement de bleus sur les bras que personne ne te croirait si tu affirmais être un peu trop maladroite... Tu te laisses faire, mais cette fois ce sera différent.

« Je te hais, Gabriel. », articula-t-elle calmement. Elle sentait son cœur battre dans sa poitrine, faisant écho au sien, mais elle continua d'un ton froid et égal, parce que c'était la seule chose à faire. Elle ne pensait qu'à moitié les mots qu'elle lançait, mais c'était suffisant pour qu'il la croie. « Je veux que l'un de nous quitte définitivement cette maison, car je suis lassée de devoir te le répéter. Je ne te demande plus de comprendre ce que je ressens, de réparer quoi que ce soit, de régler les choses comme tu dis si bien. Il n'y a plus rien à régler, je suis fatiguée de te voir me regarder comme tu le fais, comme si je te devais tout, je t'assure que j'ai ma valise prête et ... »

Elle s'arrêta brusquement, coupée par le feulement sauvage qui venait du plus profond de la cage thoracique de Gabriel, et qui le faisait trembler, et puisqu'il la serrait si fort, elle le sentait parfaitement bien. Elle voulut poser ses mains à plat sur son torse pour le repousser, une brusque vague de chaleur la frappant tandis qu'elle voyait le danger de leur position, mais il la serra plus fort que jamais. Elle cria, lui ordonnant de la relâcher en se débattant, mais lorsqu'il le fit, elle vola à travers la pièce pour finir contre le mur. Elle eu à peine le temps de se relever et de lui hurler d'arrêter qu'il avait saisi son bras, mais sa poigne avait une force anormale, comme celle de Sayanel lorsqu'il perdait son sang froid... La panique s'empara brusquement d'elle, et elle plongea ses yeux dans les siens, comme si ce vieux truc allait le calmer un peu...Mais la magnifique couleur verte de ses yeux avait disparu dans un vide argenté, et tout aussi brusquement, elle réalisa à quel point elle avait été aveugle.

« Tu es sous l'emprise du Spirit... », murmura-t-elle lentement, comme si elle n'y croyait pas elle-même. « Oh mon dieu, non... »

Elle se dégagea vivement de son emprise et courut vers la coiffeuse où sa baguette était posée, mais il la rattrapa et la plaqua au sol, faisant cogner sa tête contre le pied en bois. La robe se déchira dans un bruit sec, dévoilant jusqu'à ses dessous comme un éclair blanc dans tout le noir qui les enveloppaient. Sa vue s'était troublée, et elle sentait son sang couler en un filet chaud de sa tempe, mais elle tenta de se redresser pour mettre la main sur sa baguette. Il la souleva par le poignet, comme si elle n'avait pas plus de poids qu'une poupée de porcelaine, pour mieux la projeter contre le miroir gigantesque de la coiffeuse. Le bruit du verre brisé siffla à ses oreilles, et elle perçut encore le tintement féérique des morceaux qui chutaient à terre avant de perdre connaissance le temps de quelques secondes. Ce fut la douleur cuisante à la tempe et le bruit qui la réveilla si rapidement, ses bras et son dos étaient couverts de sang dû aux coupures du verre, mais les morceaux étaient gros et n'avaient donc pas pénétré sa chair. Ce qui l'inquiétait surtout, c'était toute l'agitation en bas. Elle distinguait le bruit des meubles renversés, des grognements, et si elle n'arrivait pas vraiment à bouger et se concentrer pour tenter de comprendre, elle pressentait le pire. Elle porta la main à sa blessure, se releva doucement, s'appuyant contre les murs pour avancer car sa vue encore floue suite au coup la faisait tanguer. Elle avait atteint les escaliers lorsqu'elle arriva enfin à faire le point, et ignora la douleur qui l'élançait pour descendre les marches aussi vite qu'elle ne le pouvait. Gabriel venait de tomber dans un fracas assourdissant, brisant l'imposant meuble en bois massif et sa vitrine de cristal.
Est-ce un effet du traumatisme, ou est-ce réellement Lokhyan, dont tu n'as pas eu de nouvelles depuis plusieurs années malgré toutes les lettres que tu lui as envoyées, qui vient d'envoyer ton mari contre ta bibliothèque ? Coupable, parce qu'un soudain sentiment de sérénité s'empare de toi.

« Lokhyan... »

Ta voix n'est qu'un murmure, mais tu sais qu'il t'a entendue. Gabriel aussi, qui se relève déjà, bien qu'étourdi à son tour. Tu ne lui cries pas d'arrêter, parce que tu ne veux pas qu'il arrête. Et tu fermes les yeux, parce que vivre avec le son de son sa nuque qui se brise, ça sera déjà assez dur à supporter. Coupable, parce que c'est toi qui l'as tué.

PS : Alors je tiens à te prévenir, j'ai JAMAIS écrit comme ça, ça fait un peu schizophrène mais j'ai voulu essayer, c'était plutôt marrant à écrire. Désolée si t'as pas aimé :s

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MessageSujet: Re: ▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan Ven 7 Mai - 19:38

    Allongé sur son lit, Lokhyan Raphael Dewitt ne lâchait pas le plafond des yeux. Il n'avait pas envie de sortir ce soir, il n'avait pas envie de chasser, malgré la faim qui tiraillait son estomac. Il voulait juste rester seul, oublier un tant soi peu son existence morne et sans but. Il savait que la présence lui aurait énormément manqué, mais à ce point, il n'aurait jamais pu y penser. Pas une minute, pas une seconde ne se passait sans qu'il sente la flagrance envoutante de son ancienne maitresse, sans qu'il entend parler, ou simplement sans qu'il y pense. L'amour pouvait rendre fou, mais dans le cas de Lokhyan, Dewitt, ça le rendait fou de colère et de haine. Il se haïssait d'avoir choisi son espèce plutôt qu'elle. Et a chaque fois que le soleil allait se coucher, Lokhyan se rendait soit dans sa chambre, soit chassait , encore et encore, pour libérer sa haine sur de pauvres hommes qui se baladaient. Enfilant une chemise blanche et un jean sombre, il ne prit même pas la peine de se coiffer. Il devait remédier a son état végétatif, il devait réussir a passer au dessus ce soir. Ouvrant la fenêtre, un vent glacial s'engouffra dans la pièce, faisant voler des feuilles blanches a peine griffonner. Se laissant tomber, il avait le pressentiment que cette nuit serait différente des autres.

    Il avait atteri près de sa résidence en suivant une odeur qui était en fait la sienne. Depuis quelques semaines, il faisait le même trajet quelques soirs, humant l'odeur délicate de cette belle enfant qu'il avait connu il y a bien longtemps de cela. Et encore ce soir, son odeur avait surpassé les autres, encore ce soir, il s'était arrête a quelques mètres de sa maison, regardant par les fenêtres ce qu'il se passait. Psyché. Cette étrange enfant, qui n'avait plus rien d'une enfant maintenant. Cette femme aux allures angéliques, et au corps de déesse qui avait été doté d'une étrange et fascinante prédisposition. Son corps regorgeait de sang, et ce au sens propre. Il se souvint encore les nuits dans les couloirs de Poudlard, où il allait dévorer sa chair avec son autorisation. Elle n'avait pas peur de lui, au contraire des autres. Elle avait cherché a le revoir,lui adressant des lettres, mais a aucun moment Lokhyan lui avait répondu, ne sachant quoi lui dire. Puis Charlotte l'avait quitté, et il avait voulu retrouver cette demoiselle qui avait été présente pour lui à une certaine période. Et avec stupéfaction, i était tombé sur une splendide femme, mariée et malheureuse aussi.
    Encore ce soir là, Lokhyan restait a distance, sachant qu'elle ne pouvait pas le sentir, mais qu'elle pouvait tout de même le voir. Il écoutait, il regardait, et il sentait pendant des heures jusqu'à qu'il soit temps pour lui de rentrer. Mais ce soir là, s'était différent. Et le vampire le sentait. Il voyait cet homme s'approcher, ce mari, qui n'avait pas l'air de la rendre heureuse. Et lorsqu'il avait tourné son regard vers la fenêtre, Lokhyan avait vu cette lueur argentée brillant au fond de sa pupille. Et il refusait de voir la seule personne qui pouvait l'aider, mourir sous la violence d'un envouté. Il était encore entrain de réfléchir si oui ou non il devait attaquer quand un fracas parvint a son ouïe attentive. Il avait osé la frapper.Il avait osé la toucher. En une fraction de seconde, le millénaire s'était engouffré dans la maison, sa rage sur le point d'exploser. Quand il arriva dans la chambre de Psyché, elle était à terre. Attrapant l'homme au regard d'argent, il empoigna son bras et le balança dans le couloir dans un feulement agressif. La violence avait transformé les traits de son visage,et a ce moment précis, il ne se préoccupait même plus de savoir si la douce Psyché allait bien.
    Violence. Haine. Sang. Mort. Ces mots s'entrechoquaient dans sa tête, au fil des coups qu'il donnait et qu'il recevait. Grognant comme un lion, un coup de poing envoya valser l'envouté dans l'escalier, et c'est au rez de chaussée que la sentence allait être exécute. La vermine se releva et frappa d'une force inouïe, propulsant l'éternel contre un mur, créant un trou béant sur son passage. Il n'y avait plus une once de bonté dans le regard du millénaire, et il ne fallut qu'un millième de seconde pour atteindre le visage de l'envouté et arraché d'un coup de dent l'oreille de cette maladie infectieuse qu'il haïssait tant. Le sang dégoulinait de sa mâchoire, tachant sa chemise autrefois blanche. Balançant le bout de chair a l'autre bout de pièce, il esquissa un sourire satisfait, faisant quelques pas vers cet ancien amant que Psyché avait probablement aimé.

    "Ne t'avises plus jamais de me toucher.

    Faisant quelques pas vers la bête, attrapant sa tête avec calme, Lokhyan n'eut aucune difficulté a briser la nuque de l'humain. Le craquement fut lent, ce qui amusa encore plus l'éternel. Laissant tomber le corps par terre, il regarda autours de lui - meubles fracassés, mur emboutit, miroir brisé. Jeune fille bouleversée. Le regard ancré dans celui de Psyché, il marcha a vitesse humaine pour la rejoindre, montant doucement et calmement les marches tachées de sangs. Elle avait grandi. Mais était toujours plus petite que lui. Le visage ensanglanté, il essuya juste l'hémoglobine qui coulait à la commissure de ses lèvres, avant de faire la même chose avec la tempe de Psyché. Passant ses doigts glacials sur la peau brulante de la douce, retirant quelques gouttelettes de sangs. Pas un mot, pas un sourire. Puis, comme si s'était tout a fait normal, l'éternel posa violemment ses lèvres sur celle de son ancienne victime, abandonnant sa haine à un désir ancré au plus profond de son être. Sa main agrippa avec force la cuisse dénudée de la belle aux cheveux bruns, soulevant son corps de poupée pour la bloquer violemment contre le mur d'en face. Les lèvres collées à celles de la douce, il recula son visage en une fraction de seconde. Beaucoup disent qu'entre haine et désir il n'y a qu'un pas. Mais c'est faux, car la haine et le désir ne peuvent êtres séparé l'un de l'autre, Lokhyan Dewitt en était la preuve vivante.





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MessageSujet: Re: ▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan Jeu 13 Mai - 15:40



    Un violent tremblement parcourut tout mon corps meurtri, de la racine des cheveux jusqu'à la pointe de mes pieds, tandis que le sinistre son des os qui craquaient, cédant à la pression des mains de l'immortel, faisait écho dans le salon silencieux. Ma main se referme sur la rambarde de l'escalier, car je sens un mélange d'incompréhension, de dégoût et de rage qui s'apprête à me terrasser une bonne fois pour toutes. Ce magma d'émotions dévastatrices me brûle. Le bruit sourd du corps de Gabriel qui tombe à terre rend ma respiration chaotique, une crise de panique incontrôlée s'emparant de moi de la façon la plus brutale possible. J'ai envie de pleurer, mais mes larmes refusent de couler. Mon cœur s'affole, et je cherche l'air comme si je me noyais. C'était peut être le cas d'ailleurs. La mort remplissait cette pièce comme de l'eau, et le niveau montait lentement, mais surement.
    Puis, il y a son regard. Un regard animal, le regard d'un homme hors de contrôle, insaisissable, mais qui d'une façon que je ne sais expliquer, me rassure. Après tout, si je me tiens encore là, dans cet escalier, c'est uniquement grâce à lui. Ce n'était pas la première fois qu'il me sauvait ainsi, et je haïssais la pensée de lui devoir autant, mais ce soir, c'était différent. Il ne m'avait pas extirpée des griffes d'un groupe de vampires affamés dans les étendues glacées de la Russie, mais du seul être humain qui avait été capable de m'aimer et de tout me pardonner, toutes mes monstruosités, toutes mes trahisons et mes mensonges... J'avais l'impression d'avoir été précipitée dans un gouffre, car plus rien n'avait de sens. Gabriel n'aurait jamais pu vouloir me tuer, malgré toute la violence dont il faisait parfois preuve à mon égard. Il avait été envoûté, mais depuis combien de temps avais-je été aveugle ? J'avais voulu m'enfuir, m'éloigner de lui, le sortir de ma vie, mais maintenant que c'était fait, j'avais l'impression d'avoir son sang sur les mains. Lokhyan n'avait été que l'intermédiaire...

    Faire le vide.

    Mes pensées m'étouffaient, me poignardaient, et si je voulais y survivre, il fallait que je fasse le vide. J'étais plutôt douée à cet exercice, puisque j'étais Occlumens, mais le risque était que je n'en sorte pas. J'avais déjà été piégée dans l'apathie la plus profonde, et c'était Gabriel qui y avait mis un terme. Sans lui, je ne savais pas si je referais surface, si la moindre émotion humaine et non animale m'animerait à nouveau. Je le regarde s'approcher, et peu à peu toute pensée me quitte. Il n'y a plus que lui, qui me regarde intensément, sans sourciller, et je soutiens son regard en me concentrant sur l'éclat ensanglanté de ses prunelles. Je ne veux pas le voir essuyer le sang de mon homme, mais je ne peux ignorer la sensation de ses doigts froids sur ma tempe blessée. Lorsque ses lèvres emprisonnent les miennes, la rage s'empare à nouveau de moi, dévorant ma conscience qui me hurle de le repousser. Le flot de pensées que j'avais endigué se déverse, et je sens cette rage grandir, décupler de manière incontrôlable.
    Je détruisais tout, systématiquement, que je le veuille ou pas. J'étais un peu comme l'ombre du chaos, et je n'exagérais même pas. Combien de temps avait-il fallu pour que l'homme de principes, d'honneur, l'homme amoureux qu'était Gabriel ne se détruise pour moi ? D'une certaine façon, j'avais brisé Sayanel en anéantissant toute possibilité de pardon, toute chance qu'un jour nous nous retrouvions. Il s'était fait violence pour devenir un homme meilleur, pour s'approcher le plus possible de l'humanité, pour s'approcher de moi. Je ne l'avais même pas, cette humanité, mais il m'était impossible de savoir quand je l'avais perdue. Pourtant, la colère qui me dominait le savait. J'avais trahi, mais j'avais été trahie. J'avais fait souffrir, blessé et même torturé, mais ce que je donnais je l'avais reçu. Et je ne comprenais pas pourquoi le sort s'en amusait autant, s'acharnant à mettre toujours plus d'épreuves en travers de ma route. Voilà pourquoi je suis en colère. J'aimerais juste ne pas avoir l'impression que ma vie n'est qu'une injustice, mais que je l'ai mérité sans même savoir exactement pourquoi. Fallait-il vraiment que tout m'abandonne ?

    Mes mains saisissent finalement son visage, et je lui rends son baiser avec l'intensité de la rage qui me bouleverse. Je pouvais tout détruire, mais pas ce qui était déjà détruit. Lokhyan avait la même lueur que moi au fond de ses iris écarlates. Il n'avait plus rien à perdre, et moi non plus. Sa main attrape ma cuisse et je quitte le sol le temps d'être plaquée contre le mur, ce qui me fait pousser un petit gémissement de douleur. Il recule son visage, mais je l'attire à nouveau contre moi. Je ne veux pas qu'il cesse, je veux ressentir encore un moment cette haine, cette fureur dévastatrice nous animer. J'ai peur de retomber dans le mutisme émotionnel, et par dessus tout, je désire cet homme avec une force purement animale qui me domine entièrement. J'embrasse le coin de ses lèvres, d'où le sang de Gabriel coule encore malgré son geste pour l'essuyer, tandis que sa main remonte un peu plus loin sous les lambeaux de ma robe, m'arrachant un frisson. J'enroule ma jambe derrière la sienne, rapprochant encore un peu son corps de glace contre le mien, qui brûle d'un feu ravageur. J'en oublie ma douleur, physique ou pas, le désir brut finissant par annihiler tout le reste. J'ai l'impression d'être un véritable animal, une chose sauvage uniquement guidée par des pulsions trop puissantes pour être ignorées, et pourtant ma conscience est encore là, quelque part sous les débris de mon esprit bouleversé et confus. Je sais que c'est mal, mais rien n'y fait, rien ne me ramène d'où je me suis égarée. Mes mains s'empressent de lui retirer sa chemise, tandis que Lokhyan m'embrasse à nouveau, et en se penchant le vieux bois de l'escalier grince.
    Ce petit bruit, ce grincement résonne comme un gémissement humain, comme un écho du dernier son qui s'était échappé de la gorge de Gabriel. Un violent frisson me parcourt à nouveau, mais cette fois je ne parviens pas à cesser de trembler. Je le repousse, mes mains fébriles éloignant doucement son visage du mien, j'ai à nouveau du mal à respirer. Pourquoi ? Je n'en sais rien.
    J'ai juste l'impression de trahir à la fois mon mari, qui gît sans vie à quelques mètres de nos corps enlacés, et Lokhyan. J'aurais dû le repousser plus tôt, car c'était cela que son regard anéanti par la haine me criait de faire, depuis le début. Il se perdait à nouveau, en oubliant les barrières qui séparaient le désir de la violence, l'amour de la haine, et j'avais toujours été là pour tenter de les lui rappeler. Mais je l'avais trahi, en ne l'arrêtant pas. Je soupire, et le prend doucement dans mes bras, avec la profonde tendresse qu'il m'avait toujours inspirée.

      « Que s'est-il passé ? »


    C'est tout ce que j'arrive à articuler, en attendant de cesser de trembler. Il fallait que je comprenne, pourquoi il était là aujourd'hui, après autant de temps, pourquoi autant de rage l'habitait...

    PS : J'ai un peu bâclé, désolée s'il y a plein de passages inintéressants.

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MessageSujet: Re: ▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan Sam 15 Mai - 17:09

    Seules deux femmes s’étaient retrouvées dans les bras de Lokhyan Dewitt. L’une avait résisté à sa fougue et à ses coups, l’autre non. L’une avait réussi à le dompter, l’autre non. Et il était presque impossible que Psyché puisse survivre à cette étreinte passionnelle. Elle non plus ne pourrait le dompter, et encore moins lui résister. Même s’il ne souhaitait pas détruire son corps de poupée de porcelaine, s’il continuait comme ça, Lokhyan la réduirait en un simple tas de chair. S’il continuait comme ça, ils se détruiraient mutuellement, d’une manière violente et douloureuse. La jambe de la belle Wingates s’accrocha a celle de son sauveur, rapprochant leur corps un peu plus à chaque baiser. La chaleur de la peau de Psyché le rendait fou, et chaque pression qu’elle exerçait sur son corps le rendait à chaque fois plus envieux, plus violent. Il la voulait, là, tout de suite, il voulait la faire souffrir, entendre ses râles de douleurs et de plaisirs, il voulait oublier ce visage parfait qui hantait ses journées et ses nuits. Il voulait l’oublier. Sa chemise ne fit pas long feu et se retrouva au sol en quelques secondes, dévoilant à la délicieuse humaine, les cicatrices que sa vie d’humain et d’envouté lui avait offert. Dès qu’il se voyait dans un miroir, dès que Lokhyan apercevait cette cicatrice du passé, tous ses souvenirs remontaient et à chaque fois, sa haine du Spirit était à son paroxysme.
    Sans le savoir, Psyché allait être sa nouvelle victime, et allait découvrir un nouveau monstre, bien plus dangereux qu’elle l’aurait cru. Il ne l’avait pas vu depuis tellement longtemps que la simple idée de planter ses crocs dans sa jugulaire, et d’avaler quelques gouttes du précieux élixir lui fit perdre raison. Les lèvres collées à celles de la belle, il descendit sa bouche vers sa gorge mais n’eut pas le temps d’aller eu delà, Psyché ayant décidé de mettre fin à leur étreinte. Collés l’un à l’autre, il la laissa le prendre doucement dans ses bras, rapprochant sans le savoir, son visage de sa gorge laiteuse. Qu’avait-elle tout à coup…Sa voix était si triste.
    Lokhyan refusait de lui répondre, sachant très bien où cela allait les mener – parler de Charlotte, parler de cet homme qu’il avait tué, parler de cet amant maudit qu’elle avait déniché on ne sait où. Il refusait de dévoiler à nouveau ses sentiments. Tournant à peine le visage vers sa gorge, laissant le battement de sa carotide prendre possession de son esprit, laissant l’odeur enivrante de sa peau s’emparer de son être tout entier, Lokhyan déposa un tendre baiser le long de sa gorge. Descendant doucement sur son épaule, il planta ses crocs acérés dans la peau d’albâtre de la belle. Avalant une, puis deux, puis trois gorgées de son sang, serrant un peu plus son étreinte, son autre main vint se poser sur le mur, pour s’enfoncer avec force dans le plâtre. Abandonnant l’épaule de la belle, se redressant pour mieux la fixer, le millénaire n’essuya même pas le sang qui dégoulinant le long de ses lèvres.

    « Je ne veux pas en parler…

    Murmura-t-il au creux des lèvres de Psyché. Posant violement ses lèvres sur les siennes, Lokhyan se détacha du mur fissuré, pour se dirigea vers la chambre à coucher de la famille Wingates. N’abandonnant à aucun moment la bouche de sa victime, il du se séparer d’elle quand il la posa sur le lit. Se couchant sur elle sans faire attention à la douleur qu’il pouvait lui infliger, sa bouche vint embrasser doucement sa cuisse, laissant sa langue caresser avidement la peau parfaite de la belle. Et une nouvelle fois, la morsure violente remplaça le baiser avide. Ses crocs s’enfoncèrent dans la cuisse de la jeune femme, et il savait au plus profond de lui qu’elle aimait cela. Psyché lui ressemblait énormément sur ce point là, elle aimait la douleur, elle aimé ce désir animal qui embrasait leur corps à chaque baiser, à chaque morsure. A chaque étreinte.
    Quelques minutes seulement, et le millénaire abandonna de nouveau la cuisse de la belle, pour remonter le long de son ventre, en déchirant le bout de tissu qui lui restait pour se cacher. La bouche ensanglantée, baisant chaque parcelle de son ventre, puis de sa poitrine a peine vêtue, la blancheur de sa peau se retrouvait maculée de sang à chaque fois que le millénaire l’embrassait.

    « Ton sang m’a tellement manqué…

    Non il n’allait pas avouer qu’elle aussi lui avait manqué. Il ne baisserait pas les armes une seconde fois, surtout devant une femme. Non il ne lui dirait pas pourquoi il était là, à l’embrasser, à mordre chaque parcelle de sa peau. Non, il ne lui parlerait pas de celle qui le rendait fou à chaque fois qu’il y pensait. Non, il ne lui montrerait pas ce Lokhyan éprit d’une femme, qu’il avait du abandonner à cause de sa putain de réputation. Non, il ne lui parlerait pas ce soir, car il en était incapable.





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MessageSujet: Re: ▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan Jeu 20 Mai - 0:56



    Il ne l'écoute pas. Son attention se détourne, et il s'éloigne déjà. Il n'y a que le sang qui l'appelle, qui le capte, et elle garde pour elle ses pensées. Elle ravale ses mots, son semblant de conscience, et ferme les yeux. Elle voulait se dérober à l'emprise du désir impitoyable qui la dominait, à la haine, à la rage, en se concentrant sur lui. Ses lèvres froides embrassent sa peau, glissant le long de la courbe de son cou, de sa gorge. Si elle se déconcentre, ce n'est plus lui qui la tient serrée contre lui, mais le seul homme auquel son cœur avait jamais appartenu, et à qui même penser est interdit.
    Ses mains posées sur son torse glacé la rappellent brusquement à l'ordre, en sentant le relief de ses blessures. Elle ne les avait jamais vues, et n'aurait jamais pensé les voir un jour. Le schéma étrange que suivent les lignes brisées de ses cicatrices l'intrigue. Elle pose son doigt dessus, et les effleure avec douceur, traçant leur motif imaginaire tandis qu'il la mord. Il tente d'être moins violent, mais il ne peut empêcher sa soif et sa colère de le guider.
    Tandis que la douleur se répand comme un choc électrique, elle envie sa puissance, cette force qui irradie par tous les pores de sa peau gelée. Elle envie son pouvoir de destruction, qui laisse d'ailleurs son empreinte sur le mur. Il était la bourrasque, l'ouragan brûlant qui efface tout sur son passage, et elle était le dernier souffle glacial, ce murmure mortel d'une douceur infinie, mais empreint de la même violence silencieuse. Il se redresse enfin, plongeant son regard noisette avec intensité dans le sien.

      « Je ne veux pas en parler... »


    La douleur dans sa poitrine se réveille brusquement, réveillés par ces mots, si proches de ceux qui avaient sèchement giflé son mari. Elle sait qu'il ne veut pas. Elle non plus ne le veut pas. Il s'était pourtant déjà confié à elle, adolescente...Qu'est-ce qui avait changé ? Son murmure sanglant se meurt en un nouveau baiser, et cette fois, elle tente de se dégager. Un court instant, rien qu'une seconde, car la douleur est bien trop forte. Et cette foutue conscience, qu'elle aimerait faire taire une bonne fois pour toutes. Il souffrait, peut-être autant qu'elle, d'où l'idée qu'elle ne pouvait pas le laisser faire.
    Mais l'envie était là, pressante, rassurante car elle connaît l'issue d'une telle étreinte. Dans cette explosion macabre de fureur, de désir, elle avait peu de chances de survivre. Il ne semble même pas le remarquer, tant sa prise sur elle est absolue. Ou il ne s'en soucie pas, et c'est tout ce qu'elle espère. Elle se hisse sur la pointe de ses pieds, s'accroche fermement à lui, et l'embrasse à son tour. Qu'il la prenne. Qu'il emporte avec lui cette souffrance indicible qui la brûlait, la torturait chaque seconde un peu plus fort, quitte à l'emporter elle.
    Il remonte les escaliers, et sans même s'en rendre vraiment compte elle le guide vers le lit conjugal, seule chose épargnée par la lutte qui a ravagé la pièce. Mais elle ne voit plus les meubles renversés, les morceaux de verre, le sang. Ses yeux sont résolument clos, pour mieux sentir le corps de Lokhyan contre le sien, qui l'allonge puis se glisse sur elle, rendant son appel toujours plus irrésistible. Elle ne pense pas à cette douleur physique qui suit chacune de ses caresses, concentrée sur ses baisers. Ses lèvres sont glacées, mais brûlent sa peau là où elles laissent leur marque. Sa langue dessine sur sa cuisse dénudée, et elle ne peut retenir le gémissement qui franchit ses lèvres rouge sang. Il la mord, avec force, mais son gémissement ne se transforme pas en exclamation de douleur. Elle a trop chaud, soupire presque indécemment, ressentant avec culpabilité le plaisir la faire doucement trembler. Ses mains caressent doucement ses cheveux bruns, puis il se redresse un peu.
    Ses paupières se soulèvent pour accueillir la vue du vampire aux lèvres teintées du vermeil de son sang, qui détruit ce qui reste de sa belle robe de soie pour lui dévoiler son corps brûlant, la dentelle noire de ses dessous. Il peint sa peau diaphane avec son propre sang, la faisant soupirer à nouveau tandis qu'il remonte jusqu'à son visage. Sa jambe gauche se leva lentement, glissant sensuellement le long de la sienne tandis qu'il s'appuyait un peu plus sur elle, collant leurs corps aux températures si extrêmes. Elle caressa son visage, essuya son sang de ses lèvres en un baiser passionné, avant de la laisser courir le long de ses hanches pour finir par défaire la boucle de sa ceinture. Elle le voulait, avec une force oubliée.

      « Ton sang m’a tellement manqué…  »


    Trois ans. Trois longues années, où elle avait d'abord pensé qu'il était mort, puis Eethaniel l'avait assurée du contraire, mais elle n'avait jamais pu le revoir, et elle ne savait même pas s'il avait lu ses lettres. Elle n'avait pas voulu le laisser l'oublier, tout comme elle avait gardés intacts ses souvenirs du millénaire, mais là, elle aurait voulu qu'ils soient deux étrangers pour qu'elle ne se haïsse pas autant de céder aussi facilement aux pulsions qu'il lui inspirait. Ne pas risquer de compromettre leur amitié, qui pourrait ne plus rien signifier lorsque le jour se lèverait.
    Elle se redressa, permutant leurs places. Assise sur son torse, elle défit d'un geste impatient sa coiffure compliquée pour laisser ses longues boucles savamment lissées retomber sur ses épaules dénudées, l'habillant un peu plus. Qu'il se taise, s'il ne voulait pas qu'elle éclate en sanglots. Qu'ils se taisent, s'ils voulaient s'enfoncer un peu plus loin dans l'erreur et la luxure salvatrice. Elle se pencha doucement sur lui, scellant leurs lèvres dans un baiser particulièrement long, en profitant pour guider ses mains le long de son flanc. Elle sentait ses doigts froids jouer avec la dentelle du fin tissu qui les empêchaient encore de s'anéantir, avant de remonter derrière son dos pour défaire les agrafes de son soutien-gorge. Il glissa le long de ses bras, et finit sa course au sol tandis que Lokhyan la basculait brusquement sur le dos. Leurs poitrines nues collées l'une à l'autre, elle sentait son souffle vide de toute vie sur son visage, et ouvrit doucement les yeux, une nouvelle fois.
    Ses gestes étaient impatients, sa soif se lisait dans ses yeux pourtant d'un rubis éclatant. Elle releva un peu le menton, lui présentant docilement sa gorge, mais ses lèvres l'effleurèrent pour finir sur sa poitrine, où il ficha ses crocs avec force, lui arrachant un nouveau gémissement. Ses mains puissantes serraient sa taille, tandis que le sang affluait, coulant dans sa gorge, courant le long de sa peau, tachant les draps blancs. La douleur laissa rapidement place à ce plaisir incompréhensible, coupable. Elle ne l'avait jamais ressenti dans les bras d'un autre que Sayanel, même dans ceux de Gabriel dans ses moments de tendresse. Il n'avait pas peur de lui faire mal, et c'était ce qu'il lui fallait là, maintenant. Qu'il la brusque, qu'il la brise, que ses soupirs de plaisirs soient des hurlements de douleur, qu'elle paie enfin pour tout ce qu'elle détruisait. Elle s'accrocha un peu plus fort à lui, à ses bras puissants, tremblante.

      « Éloigne-toi. »


    C'est ce qu'elle aurait dû oser lui dire.

      « Possède-moi. »


    Ce qu'elle n'aurait jamais dû oser murmurer.





    PS : Il est trop tard pour que je juge de ce que j'ai écrit, j'suis désolée si tu trouves ça trop ... olé olé j'éditerai, j'me contrôle pas la nuit (a) Et pardon d'avoir autant contrôlé Lokhyan, je voulais faire avancer les choses un peu Smile






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MessageSujet: Re: ▬ hell is empty, all the devils are here. | Psyché & Lokhyan Mar 25 Mai - 20:57

    Peau contre peau, lèvres contres lèvres, plus rien ne comptaient. Le millénaire ne sentit même pas les doigts de Psyché défaire rapidement la boucle de sa ceinture. Il ne sentait même pus son souffle brulant sur sa peau glaciale. Une seule envie, un seule désir- la sentir contre lui, l'entendre murmurer son nom, et souffrir. Souffrir jusqu'à la mort s'il faut. Il n'y avait aucune tendresse dans les gestes de Lokhyan, aucun amour, aucune retenu. Il se fichait bien de l'écraser, de briser ses pauvres os, de déchiqueter sa peau nue. Il la voulait en lui, et s'était tout ce qui comptait. Cet animal qui grondait en lui, cette bête sanguinaire qui ne voulait que sentir le sang de Psyché sur son corps. Jamais il n'avait ressenti ce sentiment de désir, de haine, et de colère. Jamais depuis elle.
    Inversant les positions, le vampires se laissa faire, amusé par la force dont faisait preuve Psyché pour prendre un tant soit peu le dessus. Elle était la victimise, il était le bourreau, et elle allait souffrir comme jamais un homme ne l'avait torturé. Le regard ancré dans les yeux azurs de la belle, il ne pu s'empêcher de contempler le charme sauvage de cette femme qu'il avait connu adolescente. Esquissant un sourire, ses mains posées sur les cuisses douces de la belle, il ne refusa pas cet énième baiser qu'elle lui offrit avec violence. Leurs langues s'entremêlèrent, leurs bouches ne se quittaient plus, la chaleurs de l'une compensant la froideur de l'autre. Guidant ses mains le long de ses cuisses pour les remonter sur ses fesses, Lokhyan mordit la lèvres charnue de Psyché, tout en caressant le tissu vaporeux qui cachait un tant soit peu son corps. Avalant quelques gouttelettes de sang, laissant une vilaine cicatrice sur la bouche ensanglantée de Psyché. Douleur. Haine. Désir. Chaque sentiments s'entrechoquaient dans sa tête, et plus il la touchait, plus le vampire avait du mal à contrôler chaque pulsion qu'il avait refoulé. Remontant ses mains dans le dos nu de l'humaine, défaisant son soutient-gorge avec une facilité déconcertante, vêtement qui finit sur le lit comme le reste de sa robe.

    Il ne lui fallait qu'une fraction de seconde pour reprendre le dessus, et mettre tout son poids sur le corps fragile de la petite poupée. Elle lui présentait sa gorge comme une femme aurait présenté la sienne à un amant impatient. Mais Lokhyan n'en avait que faire de la carotide de la douce, il n'y avait aucun plaisir à laisser une trace sur un endroit bien trop mordu. Déposant quelques baisers sur la peau de la jeune femme, sans prévenir, il planta ses crocs dans la poitrine généreuse de la douce Psyché Wingates, lui arrachant un gémissement de douleur et de plaisir entremêles. Laissant le poisson écarlate se frayer un chemin dans sa gorge déjà bien rempli, il abandonna le sein meurtri de Psyché quelques secondes, pour la mettre de nouveau au niveau de son épaule gauche.. Son corps était taché de sang, sa peau diaphane étaient déchiqueté de toute part, et il se demandait comment elle pouvait encore être consciente avec ses nouvelles blessures.
    Se détachant à nouveau, il attrapa sa main avec force et la fit descendre doucement vers son pantalon, le sourire aux lèvres. La fixant d'un regard animal, tout changea en un éclair, quand elle se mit à parler. "Possède -Moi", murmurait Psyché. La posséder. Non, il ne voulait pas la posséder, il voulait ... S'arrêtant brusquement, Lokhyan se retrouva debout à coté du lit en un millième de seconde, le regard perdu. Psyché était allongé, et ne réagissait pas. Un feulement s'échappa des lèvres du vampire, et plus les secondes défilaient, plus le murmure de Psyché devenait un cri atroce dans l'esprit de Lokhyan. Non, il ne voulait pas la posséder, il ne la voulait pas elle. Serrant les poing, il ne la regardait plus, il ne la voyait plus. Psyché n'était plus là, près de lui, allongée dans un lit, essayant de calmer son souffle saccadé. Elle n'existait plus. Elle n'existait plus. Charlotte.

    Tournant la tête vers Psyché, d'une lenteur a faire frémir n'importe quel humain ou vampire, Lokhyan attrapa sa chevelure d'ange, pour la faire tomber à terre, et marchant quelques pas, le corps de pauvre petite glissait sur le sol, passa sur les bouts de vers, sans que le vampire s'en importe. Il n'y avait plus rien dans ses yeux, il n'y avait plus rien dans son cœur. Abandonnant les cheveux de la belle, la laissant tomber à terre, a seulement quelques pas de son lit, il resta quelques secondes immobile, le dos tourné à elle.

    "Tu ne seras jamais mienne Psyché. Jamais.

    Fit -il dans un murmure à peine audible pour une humaine. Se retournant, elle était toujours à terre, les marques de ses crocs toujours visibles sur son corps dénudé. Attrapant son bras, un craquement de déboitement se fit entendre, signe que son épaule avait bien souffert de la violence du geste. La plaquant au mur près d'eux, sa main gauche vint se refermer doucement sur la gorge pâle de la belle Wingates, serrant un peu plus à chaque secondes.

    "Tu m'entends...Tu ne seras...jamais mienne.

    Murmura le sanguinaire aux creux ses lèvres de la douce et délicieuse Psyché. Ses doigts serrant doucement sa gorge, lui retirant un peu plus d'oxygène à chaque secondes, Lokhyan ne la quittait pas du regard. Qu'elle meurt. Qu'elle abandonne sa vie, comme lui avait du abandonner la sienne. Elle voulait être la proie d'un vampire, elle voulait être la maitresse d'un éternel, alors que bons nombres d'hommes lui courraient déjà après?! Elle le voulait car il était un animal plus fort, plus dangereux qu'elle?! Alors qu'elle meurt si elle ne voulait n'être que ça. Qu'elle meurt dans d'atroces souffrances si seul son corps lui importait.





I can't escape this hell, so many times i've tried. But i'm still caged inside, I can't control myself
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