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Les lois du Hunter ¤ Irina

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Broken soul Ω Searching for you ∞ Searching for me

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♦ Lettres Envoyées : 466
♦ Crédit : By Angelys
♦ Citation : Moi sans toi n'est rien...

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MessageSujet: Les lois du Hunter ¤ Irina Dim 13 Déc - 15:24

Plusieurs jours avaient passé depuis l'étrange et éprouvante soirée que Valentin avait vécue en compagnie de Lokhyan, ce vampire qui, par deux fois, avait eu l'intention de le dévorer, pour en fin de compte lui accorder la vie sauve - en attendant le moment opportun pour tirer de l'Humain autre chose, à n'en pas douter. La seule chose qu'il avait gagnée à suivre ce vampire millénaire avait été de manquer se faire tuer par des vampires avides de son sang - il connaissait depuis longtemps l'effet que produisait parfois l'odeur de son sang sur ces créatures - ou de vengeance - une lourde dette héritée de son père, hunter réputé en son temps.

Il s'était lui-même laissé aller à aider l'Eternel a décimer l'armée de sorciers vampires qui le poursuivait. Dans l'espoir d'obtenir des réponses qu'il n'avait en fin de compte pas eu l'occasion d'entendre.

En résumé, il avait foutu sa vie en l'air... pour rien.

Confiné dans les tréfonds obscurs de son appartement, le jeune homme s'était laissé gagner par l'abattement le plus abyssal qu'il ait jamais connu. En une soirée, il avait perdu toute possibilité d'apprendre quoi que ce fut sur sa jumelle perdue. Et, à en croire Lokhyan, y avait-il seulement quelque chose à apprendre, hormis la mort qu'il lui avait prédite sans la moindre compassion ? Cette pensée tournait en boucle dans sa tête depuis qu'il était parvenu à quitter Hide Ravage en un seul morceau pour retourner, profondément découragé, dans son antre secrète, abandonnant Lokhyan... il ne savait plus où.

Peut-être le vampire savait-il à présent où se cachait le hunter - ça n'avait plus d'importance. De toute manière, les hunters eux-mêmes finiraient bien par le retrouver, et il subirait alors le châtiment qu'il méritait pour avoir assassiné les siens. Il n'en avait plus rien à faire. Blandine n'existait probablement plus, de toute manière. Et Blandine était la seule chose qui comptait pour lui, plus que sa propre vie.

Quelque part dans l'appartement en désordre, le téléphone sonna. Le son se répercuta à travers toutes les pièces dans un cri strident du plus sinistre effet dans ce lieu condamné aux ténèbres, où Valentin ne laissait que rarement entrer un peu de lumière. Ce n'était pas la première fois que l'appareil stridulait de la sorte depuis que le jeune homme s'était laissé tomber là, accablé. Plus de cent, peut-être ; il avait arrêté de compter après le dixième appel. Peu de gens avaient son numéro mais, qui que ce soit, il ne répondrait pas. Il préférait se laisser mourir là, dans ce capharnaüm sans nom, dans l'ignorance la plus complète. Inutile de laisser savoir qu'il était encore là.

Cette fois, pourtant, la personne n'abandonna pas. Le premier appel n'ayant pas abouti, elle recommença. Une fois, deux fois... Ressentant un début d'agacement, Valentin se releva avec difficultés, grommelant dans sa barbe naissante. Il décrocha maladroitement le combiné et grogna un vague "Oui ?" énervé avant de recevoir une avalanche de paroles.

-Enfin ! C'est pas trop tôt, je commençais à croire qu'il avait fini par te tuer, ce vieux barbare aux dents longues ! Comment tu vas ? Tu n'es pas blessé au moins ? Tu as besoin de quelque chose ?

McCarter.

¤¤¤


Une heure plus tard, c'était un Valentin transformé qui arpentait le métro londonnien du pas assuré de l'homme qui sait où il va et ce qu'il va y faire. Douché, rasé de près et l'estomac rassasié, sa baguette au chaud dans la poche intérieure de sa veste de cuir brun, il remontait à l'air libre aux environs de Hide Ravage ; il était prêt à tout, et s'était préparé à tous les cas de figure. La nuit tombait lentement sur la ville ; les vampires n'allaient pas tarder à sortir. C'était un moment privilégié pour aborder l'un d'entre eux sans avoir à se coltiner une horde complète de ces êtres sanguinaires.

Si les choses n'avaient pas changé.

Mains dans les poches, Valentin se dirigeait vers les limites dépeuplées de ce quartier hautement réputé avec nonchalance, attendant calmement la sortie du premier Eternel.

Il se fichait de se faire attaquer. Il était chasseur de longue date - même s'il n'avait exercé que quatre années dans le métier, suivies de six autres où il n'avait pas beaucoup utilisé ces talents - et le fils d'un des plus célèbres de son époque. Et, inconscient suicidaire tel qu'il l'était, il se disait que les chaudes recommandations de Lokhyan, chef parmi les chefs, laisseraient encore suffisamment de traces dans les esprits pour qu'il ne risque rien de la plupart d'entre eux.
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MessageSujet: Re: Les lois du Hunter ¤ Irina Lun 28 Déc - 19:32

    Au-delà de l’étendue forêt revêtue de ses plus blancs habits, bien au-delà des hauteurs des hêtres et des bouleaux se cachent une ville meurtrie qui, en ces jours de fêtes, ressuscite. Malgré les temps funestes, d’insouciants humains se promènent et se baladent les bras emplis de cadeaux à cacher sous un sapin décoré ou chantent à la nuit tombée des chants de noël au bas des églises et sur les traits enfantins de délicieux bambins s’illuminent un radieux et inconscient sourire que je leur envie. Il n’est rien pour moi dans cette capitale qui suffise à réveiller de joyeux sentiments. Je m’y sens seule, abandonnée et ma vie d’antan me manque jusqu’à la nostalgie. Alors, je me fais violence, quitte le douillet confort de ma chambre aménagée au grenier d’une maison qui n’est pas mienne et m’en vais courir dans la neige. Seule cette dernière m’offre le loisir d’apprécier des sentiments que j’imaginai révolu car, si les flocons londoniens sont dépourvu du panache de l’immaculée mousse humide de Moscou, d’au moins ai-je le sentiment d’être à nouveau en sécurité, chez moi, en Russie, au cœur d’un manoir où, à force de douceur et de tendresse, les feux de ma douleur passée étaient étouffés. Alors, j’enfile mon noir manteau par-dessus mes sempiternels pantalons noirs mais cette fois, c’est un chemisier rouge qu’il surplombe. Rouge comme le sang, rouge comme mes pupilles, j’ai faim mais, si je veux épargner la vie d’un quelconque innocent trop audacieux, il vaut mieux me nourrir du premier être vivant croisant mes crocs.

    ***


    Imprudente et esseulée, elle chante l’air des Beatles que lui dictent les ondes et pourtant, sa voix cristalline et mélodieuse trahit des larmes. Las de pleurer, blasée de feindre un bonheur inexistant, elle s’arrête alors sur le bas côté de la route, sur la bande d’arrêt d’urgence où elle croisera mes pupilles cramoisies. Ne devrais-je pas lui faire peur quand mes lèvres s’étirent dans un menaçant rictus ? Ne devrait-elle pas en cette nouvelle ère, craindre que je lui vole son innocence ? Sans doute pourrais-je me montrer offensée par son dédain et pourtant, il brille dans ses yeux cette lueur que je lis chaque jour dans mon regard.

    « Souffres-tu ? » lançais-je à cette humaine à la voix chevrotante non par peur mais bien par douleur. Elle hoche la tête. « Quelle est la cause de ton chagrin ? » insistais-je alors en craignant qu’elle ne réveille ma triste mémoire mais, il n’en est rien. La jeune femme pleure son amour perdu et me supplierais presque d’abréger ses souffrances. Ainsi, je m’approche à tâtons, méfiante et interloquée par cette supplication quand, d’un geste doux et lent, je décline son invitation.
    « Quel genre de monstre serais-je pour vous tuer sans autre raison que…ma faim ou parce que comme moi vous souffrez ? »

    Elle baisse la tête et je m’en vais, les papilles en alerte d’avoir refusé de goûter à son sang au fumet si délicieux mais fière d’avoir répondre à d’autres sentiments que mon instinct : La compassion. Peut-être ne suis-je pas définitivement perdue…

    ***


    Pour un vampire assoiffé, les rue de Londres sont un territoire de chasse bien tentant. Pourtant, alors qu’une autre fragrance réveille mon appétit, je tente de m’isoler au coin d’une rue, respirant les odeurs de gâteau sec, de biscuits sablés et de dindes farcies. N’est-il pas préférable d’entretenir ce fragment d’humanité qui m’est concédée en ce jour de réveillon ? Serait-ce un miracle ou une malédiction quand je cherche à m’approcher au mieux de l’idéal supposé d’Alexey ? Et pourtant, malgré mes efforts, ma proie me poursuit. Je lutte contre mes réflexes animaux, presque félins mais, l’inconnu au pas lourd s’approche de plus en plus de moi. Alors, tout aussi imprudente que la rescapée plutôt, je me laisse glisser contre le mur froid de la vieille bâtisse me supportant, cachant mon nez dans mes genoux, me bouchant les oreilles pour que résonne à mes temps la voix de la raison :

    « Ne chasse pas. Ne chasse pas seule. Ne chasse pas aujourd’hui. Pas aujourd’hui. »
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MessageSujet: Re: Les lois du Hunter ¤ Irina Mer 30 Déc - 11:51

Les sens aiguisés du chasseur avertirent Valentin que la créature approchait, là où un Humain ordinaire, non habitué, n'aurait sans doute rien senti du tout. Immédiatement aux aguets, la main dans sa poche serrée autour de sa baguette magique, le jeune homme plissa les paupières, à l'affût du moindre mouvement suspect. Le vampire n'était pas loin ; encore un peu plus près, et il pourrait le voir, du moins le percevoir. Même s'il tentait de l'attaquer par surprise, avantagé par sa vitesse et son agilité, c'était un hunter qui se tenait là. Il n'était pas né, l'Eternel qui pourrait le mettre en faute - Valentin avait été à bonne école.

Un mouvement vif, à peine visible, attira l'œil de Valentin. Il était là, tout proche. S'il espérait passer inaperçu, c'était raté ; le hunter savait parfaitement où il se trouvait, et il avait dans sa vie mené des traques bien plus difficiles que celle qui s'annonçait. L'individu avait essayé de changer sa trajectoire en croisant sa route, comme s'il avait préféré l'éviter au lieu de l'éliminer, comme tout bon vampire l'aurait fait. Mais il s'y était pris trop tard et Valentin l'avait vu, perçu ; il ne le lâcherait pas de sitôt. Il avait besoin de réponses, et il était prêt à tout pour les obtenir.

La créature s'immobilisa bientôt, et Valentin ralentit l'allure - l'autre l'attendait, inutile donc de se presser, pour se jeter tête la première sur le torse sans vie de la bête. Sortant calmement sa baguette de sa poche, il s'engagea d'un pas assuré dans la rue où s'était arrêtée la créature. Ce qu'il y découvrit lui tira un rictus moqueur - il était certes surpris, mais il prit sur lui pour ne pas le montrer : le vampire s'était prostré au bas du mur, recroquevillé sur lui-même et tremblant - de peur ? Aucune raison de le croire. Mais il tremblait, c'était indéniable.

-C'est comme ça qu'on accueille les hunters, maintenant ? railla-t-il. Original, mais il ne faudrait pas sous-estimer ton ennemi, non plus.

Une femelle, à en juger son allure générale - les cheveux longs ne signifiaient pas grand chose, chez ces êtres contre-nature. Elle était habillée tout de noir, excepté un pan de rouge écœurant que le jeune homme devinait entre ses bras serrés - un rouge brillant comme une fraîche tache de sang.

Il reprit son sérieux.

-J'ai des questions à te poser, et j'attends de toi que tu me répondes sans rien omettre de ce que tu sais. Je pourrais me montrer moins gentil si je soupçonne le moindre mensonge. C'est compris ?

Il se tut, attendant que la femelle montre qu'elle avait bien reçu le message ; une main dans la poche de sa veste, l'autre, armée de sa baguette, pendant nonchalamment sur son côté, il ne se donnait pas un air spécialement menaçant - juste assez pour signaler qu'il était prêt à se battre si la situation l'exigeait. Il ne cherchait pas à la mettre en confiance. C'était seulement sa façon d'être - un brin insouciante, confinant à l'inconscience.
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