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Oh please help me ▬ Irina

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MessageSujet: Oh please help me ▬ Irina Jeu 18 Juin - 13:37


© bowiepix et © str0belights
IRINA ET CALYPSO


L'ivresse, c'est le dérèglement de tous les sens.
Arthur Rimbaud

    Oh ivresse, douce ivresse, toi qui rends inconsciente chaque personnes voulant s'évader d'une douleur ou d'un problème permanent, toi qui fais oublier tous sens de l'orientation. Amie de l'alcool tu rends impossible chaque choses banale et quotidienne, tu aides l'évasion, douce délectation, sans aucun scrupule tu détruis tous sur ton passage, laissant derrière toi tes victimes incapables de retrouver leur chemin. Ce soir là, la victime n'était personne d'autre que Calypso. Petite adolescente, assoiffée de fête, d'alcool, de drogue, et d'évasion, elle s'était rendue à un bar du centre ville, rempli d'ivrogne tous aussi saouls les uns que les autres, mais Nymphadora s'en moquait, son but était de se rendre comme eux, de s'évader ne serait-ce qu'un soir, faire la fête et arrêter de réfléchir sans arrêt à une solution pour échapper à cette chose que sa famille lui avait infligée, son union forcé avec lui. Plus le temps passait, plus ils se rapprochaient du jour où ils seraient forcés de se marier, de s'unir, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort ne les sépares... horreur! Entrant dans le bar, son manteau serré contre elle, Calypso s'approcha du comptoir, elle sentait les regards de sorciers ivres se poser sur elle, le barman s'approcha d'elle, un fin sourire aux lèvres tout en lui demandant ce qu'elle désirait boire. En essayant de paraître souriante, Caly s'était contentée de dire « Un verre de vodka ». Quand son verre fut servit, elle l'avala d'une traite, en redemanda encore un puis fit la même chose, tout ça cinq fois, au fur et à mesure que le temps passait, Calypso se sentait évadée, fermant les yeux de temps à autre en bougeant la tête doucement, au rythme de la musique. Parce que oui, dans ce bar il y avait de la musique, en fait c'était plus un pub, mais cela ne l'empêchait pas d'être rempli d'alcoolique. Prise dans un élan, Calypso se rendit aux toilettes et se roula un joint qu'elle fuma en quelques minutes à peine, puis elle sortit de sa poche, un petit sachet rempli de poudre blanche, elle dessina avec ça, une petite ligne blanche qu'elle sniffa puis elle retourna à sa place.

    A son septième verres, il était déjà vingt-trois heure, il faisait nuit noire. Calypso était complètement saoule, et vu son état, le patron du bar décida de la renvoyer, c'est donc marchant à peine droit que notre jeune femme était parti en direction de l'école, selon elle. Caly marchait, s'enfonçant dans la neige, elle avait manqué de tomber à plusieurs reprises mais les murs étaient là, elle s'agrippait à eux. Son manteau sur le bras, elle avait chaud, elle crevait de chaud, il devait faire aux alentours des moins dix degrés mais non, Calypso avait chaud, l'alcool rend vraiment les gens fous. Longeant les murs, elle cherchait son chemin, arrivée devant une maison immense, Caly était persuadée d'être arrivée à l'école de sorciers, frappant à la porte comme une malade, mais sans succès, elle avait donc continué son chemin. La vague de chaleur que lui procurait l'alcool lui donnait l'impression d'avoir des ailes, d'être capable de tout faire, Calypso se recula donc du mur, essayant de marcher le plus ordinairement possible, comme l'aurait fait une sorcière de son âge sans les effets de l'alcool. Elle fut agréablement surprise, pendant quelques secondes, son chemin était parfaitement droit, mais en descendant d'un trottoir pour se rendre de l'autre côté de la route, Nymph s'était surpassée, elle avait finalement chuté et s'était retrouvée sur les genoux, riant de bon cœur tel une folle. Ne sentant pas la douleur, Caly se releva marchant le buste légèrement plié vers le sol et les mains en avant, manquant de tomber encore une fois.

    Une fois sur le trottoir en face de celui où elle se situait auparavant, Calypso se posa contre le mur, la panique montait en elle. On aurait dit que l'alcool accroissait sa peur habituel, elle avait l'impression qu'elle ne trouverait plus jamais son chemin, que la nuit ne se lèverait jamais et qu'elle mourrait dévorée par un vampire qui lui sucerait le sang jusqu'à la dernière goutte. Le bien être que Nymphadora avait ressentit quelques minutes auparavant était bien loin. Le fait de ne pas retrouver son chemin l'avait mise dans un malêtre total. Ses mains tremblaient et ses jambes flageolaient, Caly continua son chemin, elle marchait maintenant sans but précis, elle était certaine que l'école était loin devant elle, qu'elle ne retrouverait plus jamais son chemin. Ou peut-être que la chance serait avec elle et qu'une personne, n'importe qui, lui viendrait en aide, faut pas rêver..
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MessageSujet: Re: Oh please help me ▬ Irina Mer 24 Juin - 15:05

    Je suis née avant la première guerre mondiale. C’est tellement loin. Leucémique, j’ai passé mon enfance et mon adolescence enfermée, malade et esseulée, dans la chambre stérile du seul hôpital à l’infrastructure adaptée à ma pathologie. A l’époque, nul ne s’en relevait. Aujourd’hui, on parle de traitements, de greffes, de soutien et de réhabilitation sociale. Quand Nicolaï me conte ses récits d’enfants heureux malgré l’adversité, je souffle en silence. Tant mieux. Je n’aurais souhaité ma vie humaine à quiconque….pas même à mon pire ennemi. Je suis soulagée que leur douleur soit étranglée au physique, moi, je péris de solitude. J’étais une jeune femme diminuée, intelligente mais prisonnière des murs blancs des hôpitaux. Innocente, je n’eus le temps d’aimer. Le soir de ma mort, mon âme pliait boutique. Elle s’apprêtait à quitter mon corps décharné pour se dénicher une place au soleil. Elle le méritait. Sa vaine bataille, elle la mena de main de fer. Pourtant, un homme aux visages doux et aux expressions inconnues troqua le venin cancéreux contre un autre plus supportable à mes yeux. Il m’offrait ma revanche sur le temps sans pour en prendre pour me guider dans cette lente résurrection. Quel beau cadeau. Certes, je n’étais pas volontaire mais regretterais-je son geste ? Il m’est inconnu mais je le remercierai volontiers si l’opportunité m’était offerte. Moi aussi, si je le pouvais, je guérirais ses enfants comme on l’a fait pour moi. Je rejoindrais les appartements médicaux de ces innocents bambins pour les guérir de leurs tourments et prier les Dieux qu’on me pardonne. Je m’agace…je m’agace et je soupire.

    D’un battement de cil et d’un soupir, je chasse ses malheureux souvenirs, vestiges de ma souffrance d’antan. Comment pareilles bêtises peuvent-elle franchir le seuil de ma raison ? Jusqu’ici allongée dans le sofa de cuir noir habillant ma vaste chambre à coucher, je tourne dans mes fins doigts adroits, ce ticket de cinéma offert par mon ami sorcier. Ne devrais-je m’embellir de beaux habits pour découvrir le monde magique ? Ne devrais-je pas profiter du cadeau de mon ami sorcier ? Ahh. J’aimerais tant oublier ces années de supplice. J’aimerais tant pouvoir les lui confier. Aujourd’hui, je lui dérobe les vérités les plus sordides de ma transformation bien que j’y pense chaque jour. Comment pourrais-je ne pas y penser quand, ma toute première séance de cinéma, je ne peux la partager avec lui ? J’aimerais tant pouvoir visiter l’univers en sa compagnie, découvrir sans risque. Utopie. Nous doutons des conséquences de cette idée. Dès lors, il me raconte le magnétophone et le cinéma. Il m’explique les baguettes magiques et le cinéma.


      ___ Flash Back___

      Main dans la main, une jeune adulte à la peau transparente, étanche sa soif de connaissance aux lèvres d’un sorcier passionné. Nul ne pourrait croire que plus d’un siècle de vie sépare ces jeunes gens. Naturellement froide, elle boit ces mots savamment choisis et s’anime comme une petite fille. Ils sont bien cachés des yeux des leurs et des autres, allongés au bord de la rivière baignés dans les rayons du soleil au zénith. Elle écoute et elle apprend ses temps nouveaux contre le récit des ères inconnues.

      I : Comment deux absents peuvent-ils réciter leur texte en trois dimensions s’il ne sont pas dans la même pièce ?
      N : Magie.
      I : Pire, c’est de la sorcellerie. J’accuse. Sorcellerie.
      N :Précisément.
      I : De mon temps, le cinéma muet s’animait de mélodie au piano parasitée par le bruit assommant du projecteur. Je suis curieuse de voir à quoi ressemble ton cinéma.
      N : Ca tombe bien…, ajouta-t-il en agitant sous le nez retroussé un ticket rosé.
      I : Qu’est ce que c’est ?
      N : Je te conseille vivement Moulin Rouge. C’est vieux mais, il a été colorisé.


      Irina, en liesse, saisit délicatement le présent du sorcier lui conseillant le meilleur film à voir.

      N : Je ne supporte pas l’idée que tu ne connaisses pas le plaisir du grand écran en trois dimensions, toi qui entame ta troisième vie. D’ailleurs, comment ça se fait ?
      I : Tu viendras avec moi ?
      N : Réponds-moi
      I : Merci pour tout.
      N : Amuse-toi bien.
      I : Autant que faire se peut.


      ___ Flash Back___


    J’ai découvert il y a peu les portraits animés et les photographies insufflées de vie. Curieuse, bien que déçue d’être privée de la présence de mon bienfaiteur, je me présente aux portes de ce cinéma magique. Du rêve et de la magie. Je suis à Paris.

    ***

    L’enseigne lumineuse de la boutique de farces et attrapes affiche déjà 23 heures et la fatigue me gagne. Mes yeux pétillent d’émotions humaines telle la joie et l’injustice. Ce cinéma fabuleux et ce film d’une tristesse sans fin. Est-ce aussi souffrir ? C’est après ces malheurs que court les Hommes ? J’interrogerai Alexey, bientôt, aujourd’hui, je rêve. Alors que je rejoins la route de mon manoir siffle à mon ouïe légèrement plus fine gémissements et grognements. J’hume l’air quand des effluves d’alcool mélangées aux relans humains m’assignent d’une nausée. A quelques pas de moi, quelqu’un avait des ennuis et fuir sans réagir m’était impossible. Certes, je suis placide mais pas sans compassion.

    ***

      In : Alors ma jolie ? On s’amusait à des œillades en s’enfilant la vodka. Les jeux d’adultes sont dangereux tu sais. Tu es Calypso c’est ça ? Lève-toi poupée, que je contemple ta silhouette pathétique de future alcoolique.


    Un homme, gros et gras, agite sa panse rosie devant les yeux ivres d’une sorcière. Je grimace tant il me répugne. Sa voix nasillarde me fatigue, son rire tonitruant agresse ma raison et ses grognements satisfaits martèlent ma tête jusqu’à la migraine. Bon Dieu, mais qu’il se taise… avant que me pousse l’idée d’abattre sur son crâne chauve et luisant, toute ma colère concentrée dans un bout de bois. Il pue la bière ou l’hydromel et bien que je n’apprécie guère Calypso, je vais sortir cette dinde de ces ennuis. Je ne peux pas fermer les yeux. Espérons qu’elle ne me soit pas reconnaissante jusqu’à la fin de ces jours, je le supporterais mal.

      I : Monsieur, un peu de politesse et de tenue voyons, lançai-je à ce malotru en tapotant sur la chair nue et épaisse surmontant sa ceinture de cuir, Rentrez-moi ce bedon, comment voulez-vous lui plaire.
      In : De quoi tu te mêles ?


    Il ose accrocher mon bras, tentant de le serrer de toute ses forces. Mes prunelles incandescentes fondent dans les siennes. Je fulmine et il le sait. A travers mes veines, j’entends son cœur battre la chamade et je rêve de percer sa jugulaire. J’emprisonne de longues minutes ses iris apeurées et il finit par me lâcher. Je ramasse alors l’enfant stupide et la pousse devant moi sous l’œil ébahi du pilier de comptoir.

      I : Petit ignorante. Qu’est ce qui te prend de boire comme ça ? Tu veux attirer des ennuis sur ma maison ? Tu aurais mérité que je te laisse te débrouiller toute seule avec ce porc… Il ne fait pas bon être plus humains que vampire par les temps qui courent. Qu’est ce que tu crois, que ta fichue baguette magique te sauvera du spirit ? Petite imbécile. Tu ne tiens même plus debout.


    Qu’elle ose se montrer désobligeante ou impertinente et je l’envoie valser avec ce pervers. A bon entendeur.
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