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The golden floor. PV.

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MessageSujet: The golden floor. PV. Sam 13 Juin - 22:05



    La nuit était paisible. Presque trop. Des étoiles venaient délicatement se loger dans la nuit bleuté de Moscou. Mais encore une fois, il faisait bien calme. Presque tout le monde était entrain de dormir profondément tout en rêvant de pleins de choses futiles. Je m'extirpai de mon lit dans léger saut, et enfilant vite un gilet noir, je me rendis en dehors du dortoir. J'avais repéré plus tôt les grandes étendues de pelouse, et je savais précisément que c'était là que je devais me rendre. J'avais mal à la tête, comme si un étau m'enserrait la tête, sans jamais se relâcher. La journée avait pourtant été calme, comme toutes les autres banales journées de cours. J'avais passé du temps avec Delilah, et je m'étais même surprise à me trouver un tout petit peu moins agressive.

    Il ne me fallut que quelques instants pour me rendre dans les jardins. L'air était frais, et se plaisait à me caresser ma fine peau. Je passai devant un arbre. Un vieux saule pleureur qui devait être aussi vieux que moi. Je passai ma main sur son écorce rugueuse et laissai ma main glisser contre celle-ci. Malgré mon mécontentement d'avoir quitté l'inde, je devais avouer que la Russie avait-elle aussi beaucoup de charme. Particulier, certes. Mais elle en avait. Il fallait juste le temps qu'elle vous laisse le découvrir.

    Je regardai alentour, et finis par m'adosser à l'arbre, collant mes deux mains dans le creux de mon dos. Soudain, un bruit sourd retentit au loin, je bougeai instinctivement ma tête vers le ciel, et je pu y découvrir un début de feu d'artifice qui venait s'évanouir dans la nuit bleu. Il était loin, mais pas assez pour qu'il me soit invisible. Cela faisait si longtemps que je n'en avais pas vu. Je me pris à rêvasser en voyant ses fusées de lumières se perdre dans le ciel. Il dura quelques bonnes minutes, et je fus tirée de ma rêverie par des bruits de pas derrière l'arbre. Fronçant les sourcils, je me reculai de l'arbre. Je me hâtai de récupérer ma baguette qui se trouvait dans ma veste, et me mis en "position".

    Devant moi se trouvait Eethaniel. Il était toujours le même. Cet air noir, ses cheveux coiffés négligemment-ou pas du tout en fait. Et ce regard qui se voulait supérieur aux autres. Il fut un temps, où nous avions, le temps d'une soirée, fleurté. Sans vraiment aller plus loin. Ces souvenirs me décrochèrent un léger sourire. Pourtant, lui, ne m'adressa pas vraiment de sourire. Rangeant ma baguette, je me rapprochai de lui en croisant mes bras sous ma poitrine. Je pilai net devant lui et me mis à le scruter de toute part. Sa peau était blanche. Drôlement blanche, à vrai dire. Et ses yeux semblaient avoir pris une drôle de teinte. Mais peut-être était-ce les reflets du ciel Russe qui lui faisait cet effet.

        « Eethaniel... » dis-je en penchant légèrement la tête tout en fixant le grand brun.
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A NEW BEGINNING
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MessageSujet: Re: The golden floor. PV. Dim 14 Juin - 14:03



Perché dans un arbre depuis une bonne heure, Eethaniel s'était accordé un peu de répit. Même si le traitement conservait ce besoin de sommeil qu'il avait toujours connu, ses nuits étaient devenues agitées depuis sa transformation. Il était loin de s'imaginer que ce qu'il aurait à endurer serait si dur. Bien sur, il n'était pas parti avec l'idée que tout serait aussi simple que dans les livres et les films que les moldus pouvaient s'amuser à faire, n'en connaissant pas assez sur les vampires pour faire des récits proches de la réalité. Il ne sortait plus de sa chambre qu'il partageait avec Lokhyan. Les seuls moments où il pouvait changer d'air étaient lors des cours, des repas et des rares sorties encadrées par son créateur, soucieux de l'état d'Eeth. Il s'était retourné maintes fois dans son lit, mettant les draps à l'épreuve. Il ne trouvait pas le chemin vers les bras de Morphée. Ou peut-être que celui-ci l'avait oublié pour cette fois-ci. Alors il avait enfilé son uniforme, avec une négligence qui ne lui ressemblait pas, lui qui était toujours perfectionniste et qui détestait le moindre plis. Il n'avait pas pris la peine d'entourer son cou de sa cravate, sa chemise blanche était fripée. Il avait veillé à ne pas faire de bruit, pour ne pas subir le regard réprobateur de Lokhyan, qui l'aurait obligé à se recoucher. Pourtant, il était sur que ce dernier l'avait entendu sortir. Ses sens étaient développés et même s'il avait aussi discret qu'un chat noir en pleine nuit, ça n'aurait pas suffit. Il referma la porte et quitta les murs de leur nouvelle demeure. Il n'avait pas froid, malgré la température extrême de la Russie alors que l'astre lunaire trônait haut dans le ciel de suie, surplombant tous les êtres de chaque race existante de sa grandeur, alors que tous dormait profondément. Du moins, c'est ce qu'il croyait avant de sentir une odeur qu'il commençait à bien connaître. Un parfum qui était commun à tous les vampires, qui le sortit de ses sombres pensées.

Des semaines s'étaient écoulées. Certes, il avait eu ce qu'il souhaitait, mais quelque chose manquait à tout ça. Il était parti, laissant sa jumelle derrière lui, en pleine méditation, après une énième tentative de lui faire comprendre tout l'intérêt qu'ils pouvaient avoir s'il devenait un de ces êtres éternels et qu'elle ai droit à la vie infinie par la suite. Elle avait toujours été têtue et peut-être même capricieuse. Il avait l'habitude. Mais la chose était bien trop importante pour qu'il lui laisse le dernier mot, alors qu'il savait intimement qu'il avait raison. Pour une fois, elle devait prendre sur elle et entendre ce qu'il avait à dire. Mais elle s'obstinait, lui en faisait de même. Il leur offrait là ce dont ils avaient toujours rêvé - du moins il le pensait - être ensemble malgré le temps qui défilait si vite. Ils partageaient le même quotidien depuis 18 ans. 18 années qui avaient été synonyme de souffrance la plupart du temps, à cause de ses parents, de sa famille. Mais aussi parce que ce qui le dévorait vis à vis de Satine ne pouvait pas éclater au grand jour. C'était grâce à elle si sa jeune vie valait le coup. Ils avaient tout partagé et chaque seconde passée à ses côtés valait bien toutes les douleurs du monde qui s'abattait sur lui le reste du temps. La séparation était trop longue, elle lui manquait terriblement, et même s'il savait que cette horreur était partagée par sa soeur, il était des plus anxieux. Elle refusait totalement qu'il devienne un de ces monstres. Pourtant, il savait que c'était la meilleure des choses à faire. Et il prenait sur lui tant bien que mal quand Lokhyan lui interdisait de s'approcher trop près d'un humain ou même d'un sorcier, en l'occurrence, d'une sorcière vers laquelle tout son esprit était tourné. Mais bientôt, il ne pourrait plus résister, et même si la tentation serait forte, il l'aimait trop pour lui faire le moindre mal, il l'aimait trop pour être encore loin d'elle plus longtemps.

La senteur se rapprocha. Il avait totalement oublié de prendre sa baguette. Chose qu'il n'aurait jamais fait avant. Il ne faisait jamais rien sans l'avoir à portée, toujours sur le qui-vive, surtout avec les dangers rôdant autour des élèves. Il lâcha un soupir, sachant que sa tranquillité et son bol d'air allait s'écourter. Il quitta la branche sur laquelle il était assis, retombant en silence sur le sol. Il s'habituait peu à peu à sa nouvelle condition et appréciait certaines de ses nouvelles petites facultés qui n'étaient pas effacées par le traitement qu'il était obligé - comme tous les autres - de subir. Il fit le chemin inverse et se sentit de plus en plus proche de la personne qui avait troublé son escapade, n'ayant même pas prêté attention aux explosions dans le ciel, plus loin dans la ville. L'esprit encore embrouillé par ses sentiments et ses souvenirs, il aperçut une silhouette féminine près du saule pleureur. Curieux de savoir qui avait eu l'idée de s'aventurer dans les jardins à une telle heure, il avança vers elle, et l'ombre en faisait de même. L'image devenait plus nette. Faith se tenait là, sa baguette magique pointée vers lui. Il fronça les sourcils, son coeur s'affolant étrangement. Il s'arrêta alors qu'elle s'avançait encore. Il la voyait sourire, alors que son propre visage restait impassible, comme toujours. Il posa son index sur l'instrument de bois et le baissa doucement, alors que son interlocutrice l'observait avec insistance, remarquant sans doute quelques changements physiques.

Il laissa glisser son autre main sur sa joue, se doutant qu'elle était aussi glacée que le sang qui coulait dans ses veines, mais ne le sentant pas. Il l'observa à son tour, observant les traits parfaits de la jeune femme.

Les nuits sont dangereuses ces temps-ci.. qu'est-ce que tu fais là, Faith ? dit-il dans un murmure.

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MessageSujet: Re: The golden floor. PV. Dim 14 Juin - 22:38

    Il avait toujours dégagé un air satisfaisant. Il avait l'habitude de se prendre pour plus important qu'il ne l'était et de vous regarder de façons à ce que vous soyez plus que intrigué par lui. Je gardais encore une image fraîche de la soirée que nous avions passée en Angleterre, où tout ne fut qu'une question de jeu de séduction. Il était coiffé volontairement négligemment, sa chemise d'un blanc éclatant était toujours repassée dans les moindres recoins et, jamais, il n'oubliait de serrer sa cravate autour de son cou. Jamais, sauf ce soir. Il avait apparemment dû s'habiller en vitesse, attrapant vite ses vêtements de la vieille au passage. Sa chemise n'était même pas tout à fait fermée, il ne portait pas de cravate, ni de veste et enfin, son uniforme était tout froissé. Eethaniel aurait-il pu changer sur le laps de temps où nous ne nous étions pas vus - cela m'aurait fortement étonné-, ou alors était tout simplement sorti en vitesse du dortoir en manque d'air ? Au plus je le fixais, au plus des flashs de notre soirée me revenaient en tête. Tous m'étaient visibles de façons très nette, comme si je venais juste de partir de la soirée, et que les détails me restaient gravés en mémoire. Je me souvenais de ses avances habilement lancées, de cette voix doucereuse avec laquelle il m'avait parlé, et avec quelle fougue il m'avait finalement embrassé. Je ressentais encore son parfum s'insinuer dans mes narines, cette odeur si délicate et fine.

    Au plus il se rapprochait de moi, au plus je pouvais voir sa peau particulièrement blanche, et son regard aux reflets si spéciaux. Se ramenant un peu plus à moi, il baissa d'un geste lent la pointe de ma baguette vers le sol. Son regard restait toujours impassible devant moi, mais pourtant, il porta délicatement sa main contre ma joue. Malgré ma nature de vampire, je pu sentir la froideur anormale de sa peau. Je fronçai les sourcils, mais ne me reculai pas pour autant. Quelque chose en lui avait changé, et même extérieurement en fait. Il n'était plus tout à fait le même.

    Sa phrase ne m'apprit rien, j'étais au courant qu'il se tramait des choses. Mais il voulu plus appuyer le fait que je me retrouve seule au lac par une nuit pareille. Sa voix était douce et il m'avait dit ça dans un murmure, comme si il n'avait voulu briser le calme apaisant nous entourant.

        « Les nuits sont dangereuses ces temps-ci.. qu'est-ce que tu fais là, Faith ? » dit-il dans un murmure.

        « Je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Mais ça serait plutôt à moi de te poser cette question... »


    Il était, en effet, plutôt rare de trouver des élèves dehors aussi tard, et par un froid pareil. Nul n'aurait osé s'aventurer dehors avec pour seul habit une chemise froissée. Peu à peu, l'idée que Eethaniel soit devenu l'un des nôtre me devenait de plus en plus plausible. Mais pourquoi aurait-il était changé en vampire, mais surtout, par qui ? Tous les gens avec qui nous, les élèves, pouvions avoir des contacts étaient des vampires tous sous l'effet de l'antidote. Il me semblait alors impossible que cela soit l'oeuvre d'un vampire.


        « Cela fait longtemps que l'on s'est parlé. »
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