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Fancy Footwork

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QUEEN ♣ she's a deluxe edition

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MessageSujet: Fancy Footwork Lun 15 Nov - 17:21




ACTE UN ; SCENE DEUX

La soif grognait dans sa gorge. Elle ne voulait pas tuer, mais seulement disparaître, menaçant de jouer de la harpe avec les nerfs de son hôte, Belle Blair. Elle était fatiguée et ne voulait pas sélectionner sa victime avec soin, humer son parfum les yeux fermés, mordre dans sa chair sans trop de violence pour que cela ne ressemble qu’à une prise de sang. Certes, elle n’aurait pu s’abreuver du sang d’un gueux n’ayant survécu que grâce à de misérables pièces distribuées par des passants généreux, empestant l’alcool et l’urine. Mais elle trouverait bien une femme, ou un jeune homme – sa préférence allant pour les hommes, peut-être était-ce parce qu’ils tombaient plus facilement dans son piège et se pliaient plus à ses désirs – consentant, ou pas, à qui elle viderait presque entièrement le sang. Elle en laisserait juste assez pour qu’il puisse tenir debout jusqu’au perron de sa maison.
Elle la repéra, sa proie. C’était un homme, environ la quarantaine, qui avait beaucoup de charme. Marié, car il portait un anneau à l’annulaire de sa main gauche mais qui trompait son épouse, car deux parfums étaient entremêlés sur ses vêtements, dont un dominant : celui de la demoiselle avec qui il avait passé du bon temps quelques minutes auparavant, prétendant certainement à sa femme qu’il rentrerait tard à cause d’un rendez-vous de dernière minute. Belle l’embobinerait aussi facilement qu’il avait menti à sa femme. Elle sourit.
Belle s’avança à la même hauteur que l’homme, et marcha au même rythme. Rapidement, leurs regards se croisèrent, d’abord furtivement, puis malicieusement. Ils bifurquèrent dans une ruelle déserte, où personne ne les verrait, d’un accord commun mental. Il s’adossa à un mur, saisissant Belle par la taille, ne faisant attention à ses yeux dorés. Il rapprocha son visage du sien, mais rapidement, elle lui fit comprendre que ce n’était pas au programme. Il était déçu, c’était clairement inscrit sur ses traits fatigués, mais ne la lâcha pas pour autant. Ce misérable humain savait parfaitement qu’à la moindre riposte, il se ferait littéralement écraser par l’éternelle, et, de ce fait, Belle put tranquillement boire, mordant près de l’arrête de sa mâchoire carrée. Et dès qu’elle eut fini, il s’effondra au sol, le souffle court. C’était la première fois qu’il se faisait mordre, et la dernière fois. Finalement, la suceuse de sang avait décidé qu’elle ne le laisserait pas en vie. Il ne le méritait pas.

Belle, repue, prit le chemin menant à sa demeure. De nombreuses fois, elle voulut se retourner, sentant un regard braqué sur elle depuis qu’elle avait enfoncé ses dents dans la chair chaude de l’infidèle. Un chasseur ? Non, sinon Belle lui aurait déjà sauté au cou, ou le chasseur aurait pris les devants. De plus, elle retenait plus facilement les parfums des chasseurs, mélange de danger, de distraction et promesse d’action, que ceux des autres individus, que ce soient des vampires, des humains ou des sorciers. D’ailleurs, elle avait déjà effacé de sa mémoire le parfum de celui qu’elle venait de tuer, ne trouvant pas utile d’encombrer son esprit de détails futiles. Elle n’avait plus soif, c’était ce qui comptait.
Le parfum de son traqueur lui était familier, certes, mais elle avait encore du mal à discerner son propriétaire. L’immortelle arriva en face de sa résidence, grand et sombre bâtiment bleu marine, qui parut noir en l’absence de lumière du jour. La nuit était tombée depuis peu, et celui ou celle qui la suivait n’avait toujours pas fait demi-tour. Cole ouvrit la porte blindée d’un air cérémonieux, illuminant l’éternelle des rayons chaleureux du lustre en cristal de l’entrée, qui semblait être un tunnel de lumière dans les ténèbres de la nuit, mais Belle n’entra pas de suite. Finalement, une dizaine de secondes plus tard, elle pénétra « chez elle », remerciant d’un sourire l’humain, qui ne l’avait rejointe peu après qu’elle se soit installée. Ça avait été si facile, de prendre possession des lieux, ressemblant à un jeu d’échecs où elle avait gagné trop vite, que Belle avait encore du mal à se dire que c’était à présent sa maison à elle, et que personne ne viendrait la déranger… Encore que.

L’éternelle ôta son long manteau noir et le posa sur un des canapés en velours vert brillant, et monta dans sa chambre, perpétuellement vide. On la surveillait, ce sentiment devenait de plus en plus fort tandis qu’elle gravissait gracieusement les marches de l’escalier de marbre blanc, une main légère posée sur la rampe en or, posant un regard bienveillant sur les autres humains qui vivaient ici et lui fournissaient leur sang chaud et palpitant dès qu’elle avait une petite soif seulement pour ses beaux yeux.
Elle entra dans sa chambre sans allumer la lumière et referma lentement la porte. L’individu qui la traquait était là, dans la pièce, elle le sentait. Belle ne réagit pas, s’apprêtant à saisir le cou du malheureux qui importunait son esprit pour lui demander des explications, et à l’occasion, lui briser les os, un par un si il refusait de répondre, ou tous ensemble à la fin de son récit si il se pliait à ses ordres. Lorsqu’on la plaqua contre la porte, avec un rire qui l’irrita vivement. Elle s’était fait avoir. L’immortelle aurait du réagir plus tôt, et le prendre en première.
Belle réalisa enfin, avec une petite moue furtive de déception, que ce n’était qu’autre que Vitali qui la maintenait piégée entre ses deux bras tendus et ses mains plaqués contre la porte en chêne, riant. Elle aurait du s’en douter. Qui d’autre, après tout ? Vitali continuait à rire à gorge déployée. Comment avait-il pu entrer ? Et que lui voulait-il ? Elle l’avait logé une fois, il n’aurait pu seulement toquer à porte pour avoir un toit pour cette nuit aussi, ça aurait été plus civilisé de sa part. Enfin, elle avait oublié qu’il y avait une part de sauvage dans l’arôme immuable qui l’entourait, quelque chose d’animal, de barbare, féroce. Elle aimait ça, mais ne le montrait nullement. L’éternelle humait seulement discrètement le parfum de Vitali, s’en délectant secrètement.

    Oh, je suis étonnée de te voir ici, Andreï ! S’exclama-t-elle sur un ton amer faussement sidéré, mimant la surprise presque parfaitement.


Deux secondes plus tard, Belle se dégagea de l’emprise du vampire avec facilité et à une vitesse invisible, et s’installa tranquillement sur le fauteuil en cuir rouge installé près de la fenêtre donnant sur la rue déserte et éclairée de lampadaires brillants, s’accoudant sur le bras doré, son menton dans sa main. L’éternelle semblait regarder avec attention l’allée, comme guettant un passant qu’elle achèverait en quelques instants.

    J’imagine que tu n’as toujours pas de toit ? Demanda-t-elle d’un air parfaitement détaché, un petit sourire affiché sur ses lèvres qui disparut aussitôt, sans lever les yeux. Si tu continues comme ça, je vais regretter de t’avoir connu.


Et ce n’était que la première fois qu’il agissait ainsi. Quel serait son châtiment à la prochaine ? Serait-il banni éternellement de la demeure de Belle ? Ohh… Seule la voix glaciale de l’éternelle pouvait donner des frissons. Ses paroles, par contre, tendaient plutôt au ridicule, elle-même l’admettait. Enfin, elle s’en moquait, elle s’amusait, d’une drôle de façon certes, mais s’amusait. Un nouveau sourire sublima son visage, tandis qu’elle posait enfin ses yeux pourpres sur Vitali.





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MessageSujet: Re: Fancy Footwork Mer 17 Nov - 16:39

“ Would you be my bloody queen ? „
feat Belle Britany Blair


Il relâcha la jeune femme qu’il tenait contre lui en poussant un soupir satisfait. La poupée désarticulée s’écrasa lamentablement au sol, ses genoux dénudés heurtant douloureusement le sol et lui arrachant, dans sa torpeur, un faible cri de douleur. Il ne l’avait pas tuée, curieusement. Elle ne comprenait pas les intentions de cet être aux iris carmin. Quelques minutes plus tôt, elle s’évertuait à attirer la cliente, frottant ses mains l’une contre l’autre et soufflant sur ses doigts gelés. Elle avait toujours froid, qu’importe que l’hiver soit présent ou non. Et elle détestait Londres. Sa famille était venue s’y installer deux générations plus tôt, alors qu’ils venaient d’un pays infiniment plus chaud : l’Afrique. Sa mère lui avait souvent dit qu’elle-même n’aimait pas le temps maussade de l’île et pourtant, elle n’était pas partie lorsqu’elle l’avait pu. C’est sûrement ce qui empêcha Shanti de prendre l’avion cinq ans plus tôt. Son unique billet dans les mains, plus rien de la retenait… Mais elle avait fait demi-tour, jeté le bout de papier dans une poubelle et prit un taxi pour revenir dans son petit appartement de Knightsbridge. Ce n’était que récemment qu’elle avait trouvé un travail. Les restaurants venant de rouvrir, elle n’avait eu qu’à se présenter sur son trente-et-un pour qu’ils l’engagent dès le lendemain. Difficile de trouver du personnel en ces temps troublés. Elle s’était dit que la chance recommençait à lui sourire, qu’en quelques mois elle retrouverait un train de vie normal et qu’après un ou deux ans, elle serait capable de songer à l’avenir sans trembler. Seulement, elle était tombée sur ce vampire. « Tu ne vas pas mourir », cette phrase lui parvint sans qu’elle ne la comprenne. Pour elle, tout était déjà fini. Cela n’avait rien d’agréable que de se sentir vidée de son sang, la gorge percée par des dents acérées et meurtrières. Elle aurait préférée qu’il lui brise la nuque, afin de ne plus rien sentir. Finalement, c’était ça, la véritable souffrance. Mourir lentement, sans pouvoir se débattre et songer que l’on aurait pu échapper à ce coup du sort si l’on avait quitté l’Angleterre plus tôt. Elle esquissa un sourire qui ressemblait plus à une grimace tandis que ses paupières se fermaient lentement pour, elle en était persuadée, ne plus jamais s’ouvrir.
Vitali gronda. Il venait de lui faire don de la vie – certes pas éternelle – et voilà qu’elle se laissait glisser dans les ténèbres sans se battre pour sa survie ? Il tendit l’oreille, craignant soudainement d’avoir pris un peu trop de sang. Il avait toujours eu un mal fou à se contrôler dès qu’il se mettait à boire ; contrairement à Cameron, il ne prenait que rarement son temps. Dès que ses crocs étaient plantés, il ne se détachait de sa proie qu’à trois conditions : qu’elle soit morte, qu’on le dérange ou qu’il soit pris de pitié. Cette dernière option avait lieu les nuits où il était de bonne humeur et lorsqu’il se disait que l’être qu’il avait chassé méritait de vivre. Shanti ne s’était pas autant débattue que les autres, elle n’avait pas eu le temps de crier et son goût n’était pas exceptionnel. Pourtant il ne voulait pas la voir mourir, et ce parce qu’il l’avait décidé. Son regard rouge s’attarda un instant sur le filet sanglant qui roulait sur la peau sombre de la serveuse en uniforme, puis il mordit son poignet afin de faire profiter la jeune femme des propriétés curatives de son hémoglobine. Elle refusa d’abord, tournant la tête dans la direction opposée, l’air révulsée par l’odeur du liquide. Un Immortel passant par-là se serait sans doute demandé pourquoi il tenait tant à la transformer, mais le fait est qu’il voulait juste qu’elle survive. D’une façon ou d’une autre. L’humaine tenta de repousser le poignet qu’il lui tendait, mais la main libre de V vint chercher son menton pour qu’elle lui fasse face. Un craquement horrible déchira le silence. Les sourcils de Vitali se froncèrent. Il regarda, en ayant l’air de ne pas comprendre, la tête de Shanti retomber sur sa poitrine et guetta sa respiration faible. Elle était morte. Il pinça les lèvres, observant du coin de l’œil la morsure qu’il s’était infligée se refermer et abandonna le cadavre derrière lui.

Ses lèvres pincées, il était contrarié. Une nuit qui s’annonçait divertissante venait de se métamorphoser en un cauchemar. Non pas que le fait d’avoir brisé les cervicales de cette pauvre enfant le rendait triste, loin de là même, mais il avait besoin de s’amuser un peu. Et la rendre Immortelle aurait été un exercice qui l’aurait occupé pendant quelques mois… Il était prêt à se morfondre et à passer ses nerfs sur d’autres humains quand il sentit son odeur. Bois de santal, fleur de lys et une touche inconnue qui la rendait irrésistible. Il décelait, dans son parfum, d’autres ingrédients magiques qu’il n’arrivait pourtant pas à identifier. Cela lui suffisait cependant pour la pister. Un sourire amusé s’inscrivit sur ses lèvres fines. Elle n’aimerait pas, il en était pratiquement sûr. Pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher de le faire. S’il arrivait à ne pas se faire repérer jusqu’au bout, il en retirerait une certaine fierté et n’hésiterait pas à lui rappeler cet épisode mémorable. Le vampire réajusta le col de son imperméable en cuir noir et se fondit dans l’ombre, laissant uniquement ses iris emplis de flammes percer à travers la pénombre. Dans son sillage, il distingua l’odeur de sang frais. Tout comme lui, la créature s’était nourrie. Il nota, dans un coin de son esprit, à lui demander si le sang de sa proie avait été aussi exquis qu’il en avait l’air. Il regretta de ne pas avoir trouvé quelqu’un de plus alléchant que Shanti mais ses pensées furent rapidement balayées lorsque l’imposant bâtiment bleu marine. Le véritable challenge était là : comment passer sans se faire remarquer par les humains qu’elle gardait chez elle ? La première fois qu’il était entré chez elle, il avait cru qu’elle était en train de se faire attaquer par des Chasseurs ou des Sorciers. Puis il avait vu leur air soumis, l’étrange sourire craintif qu’ils lui réservaient et il avait plus ou moins comprit. Cassandre agissait de même, dans le passé. Elle faisait venir des mortels pour qu’ils leur servent de nourriture et devait se battre avec son protégé pour qu’il ne les vide pas entièrement afin que leur cachette puisse rester secrète. C’était un combat quotidien, qui mettait du piment dans leur vie monotone. Le fait que sa nouvelle « amie » ait créé sa petite ménagerie personnelle ne dérangeait donc aucunement V … tant qu’elle le laissait parfois profiter de toutes ces sublimes gorges.
Il repéra une fenêtre, en hauteur et reconstitua à l’aide de ses souvenirs la grande chambre à coucher de la belle blonde. S’il avait raison, il lui suffirait d’atteindre ladite fenêtre entrouverte, de la refermer derrière lui et de se blottir dans un coin en attendant qu’elle pénètre dans la pièce. Mais il devait se dépêcher puisqu’elle passait déjà la porte d’entrée d’un pas vif et gracieux. C’était une chose qui l’avait aussitôt fasciné chez elle : elle ne faisait pas preuve de la même grâce que Cassandre, ses gestes n’étaient que pur raffinement, ses paroles semblaient avoir été mûrement réfléchies et elle n’avait que rarement l’air surprise. La magie des Éternels s’était-elle entièrement opérée en elle, au point de modifier sa psyché pour qu’elle n’en soit que plus parfaite ? Le musicien secoua la tête. Une minute plus tard, et il était tapi dans l’ombre de la chambre. Il ne l’entendit pas approcher, le bruit léger de ses pas camouflé par celui des moldus qui habitaient avec elle, et resta donc sur ses gardes jusqu’à ce qu’elle pousse la porte. Délestée de son manteau, elle apparaissait dans toute sa splendeur. Ses formes ainsi soulignées par les vêtements qu’elle portait ne la rendaient que plus belle, et son menton relevé lui donnait un port altier. La cloison de chêne claque doucement derrière elle. Il bondit. Ses bras de part et d’autre de son beau visage juvénile, il savoura l’expression qui passa, éphémère, sur ses traits et ne put retenir un éclat de rire. Ce n’était pas tant de la moquerie que de l’amusement sous sa forme le plus brute. Et il riait. Il riait comme un dément sans se soucier de l’image qu’il donnait de lui. Elle se délogea cependant bien vite de la fausse étreinte qu’il exerçait sur elle pour s’asseoir nonchalamment dans un imposant fauteuil en cuir rouge. La pose qu’elle prit avait beau être sophistiquée, elle n’en demeurait pas moins spectaculairement naturelle. Vitali retrouva son sérieux, s’avança vers elle et mit un genou à t erre en se saisissant délicatement de sa main libre. Il mit, dans le baiser qu’il déposa, tout le désir qu’il ressentait pour elle à sa simple vue. Ressentait-elle le trouble qui s’emparait de son congénère dès qu’il posait les yeux sur elle ? Certainement. En tout cas, lui, ne le cachait pratiquement pas.


VITALI – « Pardonne-moi, Ô ma reine de la nuit. Je ne suis qu’un pauvre vagabond qui recherche asile… Mes manières sont certes à revoir, mais une femme aussi pure que toi ne pourrait me laisser mourir au soleil, n’est-ce pas ? »

Nullement disposé à lâcher sa main, il la fit tourner entre les siennes afin d’accéder à sa paume et son poignet. Sa langue glacée laissa un sillon humide sur la veine bleue qui se dessinait sous la peau pâle ; elle se laissait pour l’instant faire car elle savait qu’elle ne risquait rien. Il n’allait pas la mordre tel un vampire sauvage et affamé. Quoi qu’il brûlait d’envie de savoir quel goût elle pouvait bien avoir.

VITALI – « Je saurais me rendre agréable, Belle. Qui sait, je pourrais bien te surprendre d’une quelconque façon, ou bien t’aider à occuper ces longues nuits que tu passes en solitaire. Ma proposition n’est-elle pas… alléchante ? »

L’ombre d’un sourire provocant naquît sur le visage sérieux du vampire. Il ne poussa cependant pas plus loin le jeu, sachant pertinemment qu’il risquait de la voir se renfermer sur elle-même jusqu’à l’aube. Relâchant sa main diaphane, il entreprit d’enlever son manteau de cuir noir qu’il déposa sur le bord du lit et s’étira en baillant démesurément.

VITALI – « Mais si tu veux, je peux m’en aller. »





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MessageSujet: Re: Fancy Footwork Sam 20 Nov - 20:31

Le rire de Vitali, qui agaçait l’immortelle, fit un lent decrescendo avant de s’éteindre définitivement, en même temps qu’il s’avançait à pas feutrés vers elle. La main de Belle glissa doucement dans celle de Vitali, puis il déposa ses lèvres dessus, tentant de lui faire passer des ondes titanesques de désir. Ce fut en une parfaite impassibilité que Belle accueillit cette passion, tandis qu’au fond d’elle, quelque chose semblait vibrer, légèrement. C’était un vrombissement délicat qui tressaillait dans les tréfonds de l’éternelle, qui s’éteignit progressivement, comme elle gardait les yeux fixés sur la ruelle invariablement vide.

    J’imagine que tu n’as toujours pas de toit ? Si tu continues comme ça, je vais regretter de t’avoir connu.
    Pardonne-moi, ô ma reine de la nuit. Je ne suis qu’un pauvre vagabond qui recherche asile… mes manières sont certes à revoir, mais une femme aussi pure que toi ne pourrait me laisser mourir au soleil, n’est-ce pas ?


Belle ne répondit rien, ou du moins, pas pour le moment. Le brûler avec les rayons du jour ? Il venait de lui donner l’idée du siècle pour qu’elle se débarrasse enfin de lui. Quoique, elle n’était pas encore lasse du comportement de Vitali, et d’ailleurs, commençait juste à le découvrir. Sa fragile curiosité la poussait, avec le peu de poids qu’elle avait dans l’esprit de Belle, à connaître mieux son congénère, lui qui avait tant obsédé ses pensées et ses rêves lorsqu’elle n’était encore qu’une mortelle.
Vitali jouait avec la main légère et le fin poignet de Belle, qui ne retirait pas son membre, sachant qu’elle avait l’entière capacité de l’achever dans le cas où il irait trop loin. C’était bien elle qui avait tenu tête à Eleonore, cette nuit-là, n’est-ce pas ? Et d’après les dires, Eleonore était bicentenaire. De ce fait, à moins que ce ne soit son ennemie qui soit d’une extrême faiblesse, Belle avait une certaine force, qu’elle pensait bien maîtriser. Vitali faisant à peine le cinquantième de l’âge d’Eleonore, Belle ne peinerait pas à l’envoyer de l’autre côté de Londres. Et si elle se leurrait pour ses capacités, sa colère aurait un effet magique sur sa force, qui se dupliquerait. C’était ce qui arrivait le plus couramment, et Belle, pour une fois, ne faisait pas partie de l’exception.

    C’est à envisager. J’y songerais plus sérieusement plus tard.
    Je saurais me rendre agréable, Belle. Qui sait, je pourrais bien te surprendre d’une quelconque façon, ou bien t’aider à occuper ces longues nuits que tu passes en solitaire. Ma proposition n’est-elle pas… alléchante ?


Belle eut un imperceptible haussement d’épaules, presque vulgaire et nonchalant pour une personne aussi raffinée, tandis que Vitali libérait sa main de sa fragile étreinte. L’éternelle la laissa pendre mollement, tournant la tête vers le vampire, ses lèvres, semblant à deux bordures de corail renfermant les plus belles perles de Majorque, s’étirèrent en un faux sourire amusé. Il ne l’aurait pas avec de jolies paroles, et il était bien naïf de croire qu’elle s’évanouirait dans ses sveltes bras comme dans les films des siècles derniers. Mais elle voulait jouer, autant qu’il la désirait, et ne manquerait pas d’occasion pour ça. Ce soir, ce serait elle qui mènerait le jeu, et non lui.

    Mais si tu veux, je peux m’en aller.
    C’est cela ! Va-t-en et je ne m’en porterais que bien, répondit-elle avec de grands gestes, s’animant enfin véritablement, paraissant subitement agacée, son sourire ne disparaissant cependant pas de son visage. Tu sais, je m’ennuie tellement sans toi, quand tu n’es pas là…


Elle s’était lentement approchée de lui en prononçant ses paroles, son visage retrouvant sa sérénité habituelle, quoiqu’avec une pointe de mélancolie, après s’être levée de son siège nonchalamment. Belle avait plongé ses yeux cramoisis qui brillaient doucement d’une flamme tendre dans ceux de Vitali, comme éprise d’une passion sincère. Elle saisit de ses deux mains le visage du vampire, posant ses doigts sur l’arête de son menton.

    Je suis lasse et fatiguée lorsque tu n’es pas à mes côtés, je suis cinglante et irritable lorsque tu es loin de moi.


Son front joignit celui de Vitali. Leurs souffles se mêlaient, leurs regards ne se quittaient plus, leurs lèvres se frôlaient presque. Sa main droite longea la nuque de Vitali, et descendit jusqu’à son abdomen, caressant le tissus froid du vêtement qu’il portait. L’autre remonta jusqu’à la chevelure foncée de l’éternel, passant par la joue pleine puis par le nez droit, entremêlant ses doigts dans la masse sombre de cheveux, enroulant certains dans différentes mèches.

    Tu ne devrais pas partir… Ni cette nuit, ni demain, ni jamais… Susurra-t-elle, tandis qu’il fermait les yeux, brûlant les quelques centimètres qui restaient entre leurs bouches. Je ne sais pas si…


Ce fut un dernier souffle avant qu’elle ne disparaisse soudainement de ce tableau sensuel, s’envolant dans l’obscurité avec un rire taquin. Elle ne lui avait pas pardonné de l’avoir piégé ainsi, ça avait été une offense dramatique. C’était à son tour à présent et elle serait elle qui déciderait lorsqu’ils seraient enfin quittes.





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MessageSujet: Re: Fancy Footwork Ven 3 Déc - 21:36

Belle était une manipulatrice. Une jeune femme dotée d’un esprit vif et intelligent, qui savait aussi bien se servir de ses crocs mortels que de sa beauté envoûtante. Lorsqu’elle se rapprocha lascivement de lui, son visage pâle empreint d’une douceur qu’il ne lui connaissait guère, il fronça presque imperceptiblement les sourcils. Il la laissa faire, savourant le contact de ses doigts sur sa peau, dévorant de ses iris flamboyants son corps tout entier. Ses paroles glissaient sur lui comme un vent léger, l’enveloppant d’une tendre chaleur qu’il pensait ne jamais ressentir en sa présence. Leurs visages se rapprochèrent, se frôlant… Il entrouvrit les lèvres avec lenteur, frémissant par avance du baiser qu’ils allaient échanger lorsque…
Son rire moqueur résonna dans la pièce, tel le trille d’un oiseau enchanteur. Une colère sourde faillit s’emparer du jeune vampire, mais il l’étouffa bien vite sous un soupir désabusé. Il ne lui montrerait pas à quel point il se languissait d’elle, il ne laisserait pas transparaître ses véritables intentions à son égard. Qu’étaient-elles, d’ailleurs ? Du désir, aucun doute là-dessus, mais encore ? Y avait-il autre chose derrière cette fascination brûlante qu’il ne parvenait pas à occulter dès qu’elle apparaissait dans son champ de vision ? Lui-même n’en savait strictement rien, ce qui expliquait pourquoi il s’évertuait à ne jamais trop y penser. Vitali chercha du regard la silhouette parfaite de l’immortelle, hésitant encore à entrer dans son jeu. D’après ce qu’il savait d’elle, elle agissait ainsi par amusement… Ou par soucis de le punir d’une quelconque façon. Elle n’avait pas dû apprécier de se faire piéger plus tôt et lui faisait donc payer son affront d’une manière quelque peu douteuse.

VITALI – « T’aurais-je indisposée par mes frasques ? Si tel en est le cas, tu m’en vois sincèrement désolé. Mais tu devrais savoir qu’il n’est pas bon de jouer ainsi avec le feu, Belle. Même avec moi. »

V s’était toujours bien comporté avec la belle blonde. Il n’avait jamais posé la main sur elle sans qu’elle ne lui en ait donné l’autorisation – explicitement ou implicitement. Néanmoins le fait qu’elle le provoque sur un terrain aussi incertain que celui de la libido pouvait changer la donne. Il ne se considérait pas comme un fou furieux assoiffé de sexe, loin de là, mais sa qualité de vampire avait grandement aiguisé son appétit concernant les plaisirs charnels. Et à vrai dire, il en était ainsi pour tous les éternels. C’était tout du moins ce que lui avait appris Cassandre, sa maîtresse. Cependant, depuis qu’il avait croisé la route de Belle, il avait découvert que certains immortels n’en ressentaient pas autant l’appel que d’autres. La jeune femme en était la preuve « vivante ». Qu’importe les gestes de Vitali, elle restait inaccessible. Froide comme la glace. Les rares fois où elle se laissait aller à un comportement plus sensuel étaient lors de jeux de son cru. Comme aujourd’hui.
Un clignement de paupière, et il se trouvait derrière elle. N’ayant pas une attitude menaçante à son égard, il se doutait qu’elle ne s’enfuirait pas. Pas tout de suite en tout cas. Il inspira profondément, gravant en lui les variantes infinies de sa fragrance, avant de déposer un chaste baiser sur son cou dénudé. A l’endroit précis où sa carotide devait battre, lorsqu’elle était humaine.

VITALI – « Ou bien si tu désires te divertir, laisse-moi au moins participer. »

Avait-il chuchoté au creux de son oreille. Agiles, ses mains glissaient sur les hanches de la belle, ne faisant toutefois qu’effleurer le tissu de ses vêtements sans jamais s’y poser. Elles traversèrent ainsi le dessin de ses bras, papillonnèrent au niveau de son ventre, passèrent furtivement à la naissance de sa poitrine avant de se reposer nonchalamment sur ses épaules fines.

VITALI – « C’est toi qui décides. Comme toujours. »

Pour l’instant, se retint-il d’ajouter. Un fin courant d’air marqua son déplacement jusqu’au fauteuil où la belle s’était posée quelques instants plus tôt. Il pianota sur l’accoudoir de sa main gauche, se penchant en avant et appuyant son menton dans sa paume droite. La commissure de ses lèvres s’étira, révélant l’émail immaculé d’une de ses canines.

VITALI – « Dis-moi, Belle, quelle est cette odeur que je sens autour de toi ? » (il inspira profondément comme pour mieux l’analyser.) « Serait-ce la fragrance de deux autres vampires ? Deux femmes. Plus âgées que nous, si j’en crois la puissance que je décèle à travers leur parfum. »

Il joignit le bout de ses doigts, prenant un air conspirateur.

VITALI – « Allons, dis-moi, promis je ne le répèterais à personne. » (son sourire s’élargit.) « Ou alors, consens à jouer un peu avec moi. La nuit risque d’être abominablement longue, sinon. »

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MessageSujet: Re: Fancy Footwork Mar 18 Jan - 18:19

    T’aurais-je indisposée par mes frasques ? Si tel est le cas, tu m’en vois sincèrement désolé. Mais tu devrais savoir qu’il n’est pas bon de jouer ainsi avec le feu, Belle. Même avec moi.


Elle aperçut sur son visage une tâche de colère et de frustration, qui s’éclipsa aussi rapidement qu’elle était apparue pour laisser place à un soupir résigné. La bouche de l’éternelle s’élargit un peu, laissant apercevoir ses crocs aiguisés qui ne demandaient qu’à mordre. Le souffle glacial du vampire se déposa comme un voile sur sa nuque, hérissant les poils fins et invisibles de sa peau d’albâtre. Ses lèvres se posèrent délicatement sur son cou en un baiser presque fraternel, innocent et réservé.

    Ou bien si tu désires te divertir, laisses-moi au moins participer.


Ce doux murmure s’accompagna simultanément d’un frôlement imperceptible des mains de Vitali contre la soie sombre et brillante de la robe de Belle. Ses doigts se mouvaient comme sur sa guitare électrique lors de ses concerts, et paraissait créer des décharges électriques tout autour du corps mince de l’éternelle pour la protéger de toute autre approche que celle de Vitali. Le sourire s’étendit sur la bouche de Belle, non parce que l’envie de goûter le sang était réciproque mais parce que le désir qu’il manifestait était tellement grand qu’il nourrissait son amour-propre déjà sans fin.
Enfin, ses caresses s’évanouirent, comme si un courant d’air les avaient chassé.

    C’est toi qui décides. Comme toujours.


Pour toujours, se retint-elle d’ajouter. Quoique, elle aurait du le faire. Elle était reine, après tout. Elle régnait, maintenant, et surtout, à jamais. Qui lui avait résisté jusqu’ici ? Peu de personnes, mais depuis qu’elle s’était transformée, beaucoup plus qu’avant. Peut-être était-ce parce que le monde des éternels était entièrement soumis à une perfection telle qu’elle aurait un peu de mal à se détacher des autres, contrairement dans le monde des humains où les beaux se détachaient indéniablement des laids alors que chez les vampires, un laid, ça ne pouvait pas exister. Ils étaient tous des dieux, et elle serait la Déesse des dieux, un jour ou un autre.

    Dis-moi, Belle, quelle est cette odeur que je sens autours de toi ? Serait-ce la fragrance de deux autres vampires ? Deux femmes. Plus âgées que nous, si j’en crois la puissance que je décèle à travers leur parfum.


Belle grinça des dents. Elles.
Mais il aurait bien fini par y arriver, après tout.

    Allons, dis-moi, promis je ne répéterais à personne. Ou consens à jouer un peu avec moi. La nuit risque d’être abominablement longue, sinon.


Qui savait si Belle pouvait lui faire confiance ? Certes, Vitali ne semblait pas être un vilain vampire qui irait hurler sur tous les toits ce que Belle lui conterait d’une voix cristalline mais l’éternelle doutait. Et si elle décidait de ne rien faire ? Ni jouer, ni parler. Il s’ennuierait vachement et finirait par partir. Et Belle n’avait pas le cœur à le voir disparaître pour la laisser seule avec quelques humains. Le comportement de Vitali l’irritait cependant ; inspirer, déceler un morceau de son être, deviner son dégoût, son hypocrisie et sa haine grandissants, la découvrir sans qu’elle ne lui ait rien dit, cela la vexait. Elle aurait aimé rester indécelable aux yeux de Vitali, comme il l’avait longtemps été lors de sa jeunesse. Et à présent, elle le découvrait et se cachait. Il la découvrirait peut-être plus tard, mais n’aurait plus le temps de se cacher.

    C’est drôle, je perçois les mêmes parfums chez toi…


Ce ne fut qu’un murmure. Elle ne voulait pas entrer trop vite dans cette conversation, qui risquait de s’éterniser. Mais ils avaient encore des siècles devant eux. Et surtout, Belle avait fait un choix.
Ils entraient dans un terrain glissant, Belle sachant très bien que Vitali connaissait Charlotte et Isobel ; elle sentait aussi leurs effluves même si ils étaient quasiment imperceptibles, presque effacés parmi tous ceux qui se mêlaient au parfum de Vitali. Mais ce pourrait aussi être une bonne occasion pour mieux apprendre quels liens Vitali avait tissé avec ces deux vampires.

    Tu les reconnais, alors pourquoi me poser la question de qui sont ces deux femmes ? Serais-tu jaloux de la relation que je peux entretenir avec elles ? Mais tu peux tout de suite endormir cette petite « haine », il n’y a rien à envier.


Sautera-t-elle dans le pot ou tournera-t-elle infiniment autours ? Belle hésitait à mettre un pied dans l’eau avant de s’y jeter entièrement.

    Finalement, je ne sais pas si j’aurais préféré jouer… Avoua-t-elle d’un air songeur, toujours dos à Vitali, tranquillement installé sur le fauteuil où elle s’était assise quelques minutes plus tôt. On peut toujours mêler les deux, tu ne penses pas ? Tu me dis une chose que je ne devrais, théoriquement, pas savoir, et je te révèle quelque chose qui aura la même valeur. Tu commences ?


Elle fit joyeusement volte-face puis lentement, elle s’approcha de lui pour se placer derrière le dossier du siège. Belle s’assit sur l’accoudoir, et effleura quelques unes des longues mèches de Vitali, le regard brillant.

    Tu as déjà posé ta question, n'est-ce pas ? Oui, c'est la fragrance de deux vampires, bien plus âgées que nous, que tu dois indéniablement connaître. A mon tour. Ne proteste pas, j'ai répondu à ta première question, qui était, si je me souviens bien, « quelle est cette odeur que je sens autour de toi ? Serait-ce la fragrance de deux autres vampires ? Deux femmes. Plus âgées que nous, si j’en crois la puissance que je décèle à travers leur parfum. » Même. Je viens de me rendre compte que j'ai répondu à tes deux questions. Donc, nous disions. Quelle est ta relation avec ces deux vampires en question ? Il n'y a aucunement besoin de citer leurs noms, je présume.


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Fancy Footwork

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