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The Cataclysm

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QUEEN ♣ she's a deluxe edition

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MessageSujet: The Cataclysm Jeu 11 Nov - 22:43



Belle sortit du manoir, le col de la veste relevé jusqu’à son menton. Elle avait faim, surtout après s’être fait ignorer par Charlotte – encore une fois – et la colère grondait en elle. Personne ne devait la mépriser ainsi ! L’éternelle supportait de moins en moins d’être traitée de la sorte, mais patientait. Son heure de gloire approchait – à petit pas, et elle le savourerait pleinement dès qu’elle serait sur le trône du royaume des immortels. Elle serait Reine, à nouveau.

Elle traversait les différentes ruelles de Londres, à la recherche d’odeurs alléchantes. Elle voulait tuer, ce soir, elle ne laisserait pas sa victime en vie ; la soif et la haine qui l’animaient n’auraient aucune pitié tant qu’ils ne seraient pas rassasiés. Belle ne trouvait pas encore de parfum enivrant, et s’aventura dans différents quartiers avant de repérer enfin celle qui lui servirait de dîner, ou d’entrée. Elle n’était pas sûre que sa soif se tarisse avec une seule personne, mais peut-être que d’ici là, son irritation et son appétit s’épuiseraient.
Sa victime était une jeune femme, et Belle connaissait déjà son nom. Elle avait déjà eu affaire à elle, et ce, dès qu’elle fut transformée en éternelle lors de sa 3ème année. Qui était la cause de leur conflit déjà ? Ah oui, Caesar, un jeune homme qui lui avait souvent offert son sang, malgré le traitement d’Edyard qui faisait que Belle n’avait que peu soif. Il avait été l’un des premiers, et le dernier avant qu’Hogwarts ferme et que tous les élèves doivent affronter la violence du monde extérieur. Yasminn semblait lui reprocher de ne pas le traiter convenablement. Belle lui avait accordé quelques minutes d’attention, oubliant momentanément son reflet, n’était-ce pas assez ?

En un clin d’œil, Belle se trouva au même endroit que sa proie. Elle se trouvait devant une tombe, donc l’éternelle ne nota pas le nom ni l’inscription en dessous, à la lisière de la forêt. Ce n’était pas un lieu où une demoiselle devait être en pleine nuit. Surtout si c’était une chasseuse.
D’un pas lent mais silencieux, elle s’approcha de celle qui avait tenté maintes fois de l’éliminer, ce qui fut sans succès. Belle prenait un plaisir malin à repousser le moment où elle mordrait dans la chair basanée de Yasminn, mettant fin à sa vie et donc à ses ennuis, bien qu’ils l’amusaient plus qu’ils ne l’épuisaient. Finalement, elle se retrouva la tête au dessus de l’épaule droite de l’humaine.

    Bonsoir… Murmura-t-elle d’un chuchotement presque inaudible, juste assez fort pour que l’oreille d’une humaine puisse distinguer le mot. Ce n’est pas un endroit où il fait bon de rester seule, surtout à cette heure-ci… Même pour se recueillir.


Ses épaules tressaillirent légèrement, tandis que Yasminn restait immobile. Elle semblait figée, telle une statue, mais sa peau cuivrée n’était aucunement assez marbreuse pour ressembler à une sculpture. En un clin d’œil Belle se retrouva en face de la chasseuse, posant sa main pâle la pierre tombale glaciale, un doux sourire peint sur sa bouche.

    Tu sembles si triste, dit-elle d’une voix plus forte, d’un air réellement chagriné par la situation. Mais ne t’inquiètes pas, tu rejoindras tes semblables ce soir.


Elle s’approcha à nouveau de Yasminn, prenant son temps, jusqu’à que son visage ne soit qu’à quelques centimètres de celui de l’indienne. Ses lèvres se retroussèrent, dévoilant ses canines brillantes, tandis qu’une pointe d’une dague en argent effleura son ventre. Belle haussa les sourcils, amusée, refermant la bouche aussi rapidement qu’elle l’avait ouverte. Elle n’avait pas peur, qu’est-ce que cette arme lui ferait ? Pas grand chose, à par une vive mais éphémère douleur qui lui arracherait certainement un hoquet et la désagréable sensation d’avoir quelque chose enfoncé dans son abdomen.

    Ouh, souffla-t-elle d’une voix espiègle, joueuse, une petite moue moqueuse affichée sur son visage angélique. Comme j’ai peur. J’espère que tu n’essayais pas de m’impressionner avec…


D’un mouvement fluide et rapide, presque invisible, elle ôta la dague de la main de Yasminn avant que celle-ci eut le temps de deviner l’intention du vampire. Elle l’orienta alors sur le ventre de la chasseuse, appuyant assez pour que la pression fasse battre le cœur de l’humaine à une vitesse folle et qu’elle sache que Belle ne plaisantait pas malgré ses phrases malicieuses.

    … Ce jouet ? Tu as encore des efforts à faire, Kanti, avant de pouvoir enfin m’effrayer. Enfin, tu n’en auras plus l’occasion de réessayer, navrée.


Cette fois-ci, l’éternelle comptait bien planter ses dents acérées dans le cou de Yasminn, qui, semblant sans défense, retenait son souffle. Oui, sa dernière minute était arrivée, elle n’avait qu’à faire une dernière prière à toutes les dieux hindous et fermer les yeux pour succomber au baiser de la mort, lorsqu’une lueur les éclairèrent un court instant. Et ce n’était pas les premiers rayons du jour…





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MessageSujet: Re: The Cataclysm Lun 15 Nov - 21:39

Ca n'était pas si facile de parler avec celui qu'elle aimait. Andreas était du genre silencieux, surtout le soir. Yasminn savait que cela lui rappelait les nuits sombres où il s'était occupé de Jewel. Même si elle faisait tout pour ne pas lui en vouloir, elle préférait le laisser seul ce soir. Il en avait besoin et elle aussi fini par conclure Yasminn.

La jeune indienne sortit de l'immeuble londonien où elle habitait. Les éclairages publics s'allumèrent au moment où elle passa le pas de la porte. Yasminn sourit. Etait-ce un signe? Peut-être. Ce qu'il représentait était une tout autre histoire. La brune ne voulait plus confier sa vie à des vieilles croyances. Sa mère l'avait trop fait. Yasminn y avait elle aussi cru pendant longtemps, mais cela n'avait jamais rien arrangé. A chaque fois qu'un signe s'était manifesté, un malheur lui était arrivé. C'est pour cela que la divination lui avait sortit par les yeux lorsqu'elle était à Pourdlard. Les mauvais présages, elle en avait marre. Yasminn, chassa cette idée noire de son esprit.

Les ruelles de Londres étaient presque désertes ce soir. Il faut dire que Yasminn avait l'habitude de connaitre les coins de la ville où l'agitation se faisait rare. Surement parce que s'était les lieux de chasses préférés des vampires et donc aussi les siens par la même occasion. Depuis que le Spirit était partie, les sanguinaires recommençaient à faire leur loi. Les vampires sont très étroits d'esprit et détenteurs d'un égo surdimensionné. Gagner du territoire et se nourrir étaient les deux seules idées qui les hantaient. C'est pour cela que Yasminn, comme beaucoup d'autres chasseurs de vampire, jouait au jeu de la jungle. Tuer ou être tuer. Crucifié un vampire ou se faire mettre en lambeaux par l'un d'entre eux. Malheureusement la deuxième solution se produisait parfois. Les pensées de Yasminn s'éclairèrent soudainement, elle savait où elle allait aller.

Après quelques minutes de marches, elle se retrouva dans le cimetière de la ville. Non, Yasminn n'avait pas les idées macabres, elle avait juste envie de rendre hommage à une amie. Michaela Brat Davenport indiquait la pièce tombale en lettres dorées. Une amie et une ancienne chasseuse de vampires avec qui Yasminn avaient chassé pendant des années. Elle avait presque tout appris avec elle. Yasminn étouffa un soupir et se remémora la première fois où elle l'avait rencontré.

« Bonsoir » chuchota soudain une voix à son oreille.

Yasminn sursauta. Son coeur s'emballa soudainement. Elle connaissait cette voix, si séduisante pour un homme, mais si méprisable pour une femme, surtout pour elle. Yasminn resta interdite. Un quart de seconde plus tard, elle vit le visage blafard et le regard perçant des chuchotements. Elle ne s'était pas trompée. Belle Blair. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas croisé. La voir ne lui avait pas manqué, la chasser peut-être. La vampire caressa la tombe et lui lança une remarque dont seul les vampires avaient le secret.

« Ecarte-toi de cette tombe » ordonna Yasminn sans se démonter.

Belle se posta alors devant elle, dévoilant ses canines acérées à la lumière de la lune. Yasminn qui avait plongé la main à l'intérieur de son manteau sans que l'éternelle le voit, appliqua la pointe de sa dague sur le ventre de son adversaire.

« Écarte-toi de mon chemin, si tu ne veux pas que je t'empale comme un simple épouvantail » menaça Yasminn en plongeant son regard noir dans les yeux de Belle.

Elle espérait que cette dernière rebrousserait peut-être chemin. Même si Yasminn savait que ce n'était pas son genre. L'indienne avait beau avoir une dague, elle n'avait pas vraiment le matériel approprié pour tuer une immortelle ce soir. De plus, elle aurait vraiment du mal pour séparer sa tête de son corps avec une simple dague.

La blonde profita d'un moment d'inattention de l'indienne pour lui subtiliser sa dague et en inverser la menace. Yasminn sentit alors la pointe de sa propre dague entrer au contact de sa peau. Ses yeux s'écarquillèrent sous la panique. Sa respiration se coupa. Elle était faite, il n'y avait plus aucune issu. Une larme monta soudain à son oeil. Dieu, Dieu, je t'en supplie... - pria Yasminn intérieurement. Elle vit les crocs de Belle se rapprocher d'elle sans qu'elle puisse faire le moindre geste. C'était alors comme cela qu'elle allait mourir, par une simple et sombre nuit sans que personne ne le sache, comme rien.

« Aide-moi » fini par lâcher dans un soupir l'indienne.

C'est alors qu'une vive lumière d'un blanc immaculé, apparu soudain à côtés des deux jeunes femmes. Yasminn et Belle plissèrent les yeux, éblouies, essayant de distinguer se qu'il se produisait devant leurs yeux. La lumière s'atténua peu à peu et Yasminn commença à distinguer une forme en son milieu. La forme devînt alors de plus en plus précise, jusqu'à ce qu'elle surpasse la lumière, dévoilant les formes d'un homme. Mais, ses cheveux, ses yeux bruns, ses traits si fins, Yasminn n'en était pas sûre...

« Caesar? » s'étonnèrent en même temps la vampire et l'humaine.

Yasminn n'en revenait pas. Mais toujours sous l'emprise de Belle, l'humaine n'avait pas le temps de se poser trop de question.

« Caesar, aide-moi » le supplia Yasminn, alors que Belle appuyait plus fortement la pointe de la dague sur mon ventre.
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MessageSujet: Re: The Cataclysm Mar 16 Nov - 13:29

    La lumière déclinante du soleil ne signifiait qu’une chose pour les gardiens. L’heure de nous éveiller était arrivée. Enfin, le verbe éveiller est pour nous un doux euphémisme lorsque l’on sait que nous ne dormons guère, sinon pour ne pas faire naître de soupçons quant à notre nature peu commune. Il n’était pas encore l’heure de mettre le pied dehors mais pourtant je mourrai d’envie de fermer la porte de mon appartement derrière moi et de me livrer à la ville qui s’endormait peu à peu. Bien que le couvre-feu ne soit pas de rigueur, il semblait que la population elle-même s’était résolue à fermer portes et volets à une heure raisonnable pour ne pas être sujette à des effractions. Cela étant, j’attendais dans le salon, m’asseyant sur mon canapé miteux pour me relever la minute suivante, incapable de rester en place. Rendre la justice était devenu pour moi bien plus qu’une activité nécessaire. Lorsque j’entends que certains gardiens rechignent à la tâche et parviennent même à retrouver leur humanité, j’en deviendrais fou. Je ne peux décemment pas concevoir une telle option me concernant. Enfin, la nuit tomba soudainement sur Londres et avec elle, ma première intervention.

    Alors que je me préparai à sortir, enfilant mon manteau et mes chaussures, un frisson me parcouru. Puis, une voix se fit entendre. Cette voix, à la fois familière et étrangère ne m’annonçait rien de bon. Sans une hésitation pourtant, je me laissai porter jusqu’au lieu d’où l’on m’appelait. Une aura de lumière m’entourait encore lorsque de mon point de vue, je parvenais à distinguer deux silhouettes féminines. Je frottai mes mains l’une contre l’autre en soupirant.

      CAESAR – « Voyons mesdemoiselles… Vous n’êtes pas sans connaître la règle de non-agression instaurée par le Spirit avant de laisser la Terre saine et sauve n’… »


    Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’elles me coupèrent, prononçant mon prénom à l’unisson. Ma tête encore baissée, je la relevai lentement, découvrant une éternelle aux prises avec ce qui semblait être une innocente. J’observai calmement la scène, voyant alors une dague pointé sur le ventre de la jeune femme à la peau sombre qui me suppliait de l’aider, m’appelant encore une fois par mon prénom. Il ne me semblait pas les connaître et pourtant cela semblait en être autrement. Confus, je ne fis que saisir la vampire par l’épaule et la faire reculer d’un mètre en retrait des pierres tombales. C’est qu’il ne faudrait pas troubler le sommeil éternel de ceux qui ne sont plus parmi nous. D’un geste net et précis, ma main s’empara de l’arme et l’envoya un peu plus loin, ne supportant pas le contact de ce genre d’objet. Ces deux femmes me désarmant complètement, je ne voulais pas les blesser, physiquement ou mentalement, et je décidai alors de leur laisser une chance de parler, sans aucune main menaçante ne soit levée sur l’autre. Peut-être aussi, voulais-je qu’elles m’en disent un peu plus sur comment elle connaissait mon prénom, moi qui était sûr, ou presque, de ne les avoir jamais vues auparavant.

      CAESAR – « Bien. A présent, tâchons de nous calmer et de nous expliquer calmement. »


    J’étais fébrile et mes idées étaient alors loin d’être objectives. Mais il fallait que je me reprenne, leur montrer un visage transformé par le doute n’appuierait certainement pas l’avantage que j’avais en ce moment même. Ma constance me revint et avec elle, mon objectif principal : éviter un massacre inutile qui entacherait la terre où le crime serait commis, les deux races représentées et ma réputation.
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MessageSujet: Re: The Cataclysm Mar 16 Nov - 16:55

    Aide-moi…


Comme cette phrase pouvait sembler vulgaire, prononcée par Yasminn surtout. Elle avait bien tué des milliers de vampires, qui eux aussi, avaient certainement, un moment, ou à un autre, prononcé ou pensé ces paroles-là. Et pourtant, ce n’était pas pour cette raison-là que l’humaine les avait laissé en vie. De ce fait, c’était tout à fait légitime que Belle assèche totalement la jeune femme, de un parce qu’elle avait soif, de deux parce que sa victime n’avait plus aucune issue, et de trois en mémoire à ceux qui avaient péri sous sa main. Quoique, la troisième raison était beaucoup moins importante aux yeux de Belle. Mais, dans tous les cas, Yasminn méritait sa mort et serait détruite par les canines de l’éternelle, ou sa main. Elle serait celle qui l’achèverait, et personne d’autre ne lui ôterait ce privilège.

Une vive lumière, presque aveuglante, les éblouit soudainement. Sans bouger, Belle plissa les yeux, on aurait dit que la foudre avait frappé à quelques mètres seulement d’elles et les avait manqué de peu. Et bien plus lentement que l’aura en forme d’ailes d’ange était apparu, il s’évanouit. On devinait, à la place, une silhouette masculine, que Belle reconnut aussitôt, bien qu’ayant des doutes. Etait-ce vraiment lui ? Qu’était-il devenu pour répandre une lumière aussi crue et apparaître d’une façon totalement inexplicable ? Son incertitude se dissipa lorsqu’elle aperçut enfin les traits de cet invité surprise, qui avaient été, jusqu’à que la lumière disparaisse totalement, en contre-jour. Belle et Yasminn étaient stupéfaites, cela se voyait clairement sur leur visage : les yeux arrondis, la bouche ouverte et ne se refermant pas, figées, en plein milieu de ce qui devait être les dernières secondes de la chasseuse.

    Voyons mesdemoiselles… Vous n’êtes pas sans connaître la règle de non-agression instaurée par le Spirit avant de laisser la Terre saine et sauve n’…
    Caesar ?! Réussirent-elles finalement à prononcer, en chœur.


En entendant leurs voix à l’unisson, Belle recula brusquement la tête afin d’avoir celle de Yasminn à sa hauteur, reprenant enfin ses esprits et jetant un regard méprisant sur l’indienne. Cependant, elle gardait la dague appuyée sur l’abdomen de Yasminn, sans relâcher la pression, pour lui rappeler qu’elle était toujours son plat principal.
Et plus Belle se remémorait les paroles de Caesar, plus elle les trouvait ridicules. Le Spirit ? Elle avait choisi l’apocalypse, il ne l’avait pas écouté. En conséquence, elle n’avait aucune raison de lui obéir, et ce, jusqu’à la fin du monde, car Belle était quelqu’un d’assez rancunier. Personne ne pouvait refuser ses volontés, ni même le Spirit, qui se prétendait Dieu. L’était-il réellement, d’abord ?

    Caesar, aide-moi…


Belle renforça la pression. Caesar ne l’aiderait pas, malgré leur prétendue amitié, et ce, même si il en avait l’infime intention et si elle devrait l’éliminer aussi. Certes, il était mignon à vouloir s’interposer ainsi entre une querelle féminine, même si il était apparu de nulle part sans être un vampire et de façon singulière, mais Yasminn était sa proie, et rien n’empêcherait l’éternelle de la tuer. Puis, il serait son dessert, au pire. Il l’avait été bien des fois, elle ne se gênerait pas pour une dernière prise de sang, un dernier baiser de mort, pour que ses yeux se ferment éternellement et ne s’ouvrent plus jamais.

Il posa une main sur l’épaule de l’immortelle, la faisant reculer d’un bon pas. Elle le fixa pendant quelques secondes, déconcertée. Comment osait-il ? Qui était-il pour la toucher ainsi et la tirer vers les herbes déjà mouillées de rosée ? A une vitesse quasi égale à celle des vampires lorsqu’ils agissaient sans que les yeux des humains puissent discerner leurs mouvements, Caesar ôta la dague de la poigne, qui brilla un instant avant de disparaître dans une touffe d’herbe sombre. Belle regarda les yeux de Caesar : ils n’étaient ni pourpres, ni dorés. Qu’était-il alors ? Ce n’était plus un sorcier, comme il l’avait été autrefois. Quel genre de créature était-il devenu ? Était-ce…

    Bien. A présent, tâchons de nous calmer et de nous expliquer calmement.
    Qu’y a-t-il à expliquer ? Demanda-t-elle innocemment avec un faux sourire, ne quittant pas Caesar de ses yeux de braise qui reflétaient le sérieux et la surprise qui l’habitaient intérieurement. Faut-il une plaidoirie monsieur le juge ? Plaisanta-t-elle amèrement. Je, soussigné Belle Britany Blair, plaide innocente, dans ce cas-là. Et j'accuse Yasminn Kanti, ici présente, coupable de meurtres envers des innocents, des vampires qu’elle a massacré sans en connaître la raison, certainement. Je l’accuse coupable d’avoir exterminé des éternels par faiblesse, car tous les chasseurs agissent ainsi. Je plaide innocente, car j’agis ainsi à cause de ma nature.


Ce discours avait été fait d'une voix sérieuse, comme si ils avaient réellement été au tribunal, devant un juge, qui se devait impartial. Et pourtant, Belle voyait très bien sur le visage de Caesar qu'il était en proie d'hésitations, de questions qui se débattaient, et peut-être, de souvenirs. Il ne pourrait pas être droit et juste. Pas jusqu'à la fin de toute cette comédie.
Il y eut un court silence, mais Belle ne laissa pas parler ses interlocuteurs, ignorant Yasminn qui voulait absolument prendre la parole et se défendre.

    Le sang d’animal ? Toutes les espèces risquent de disparaître si je ne bois que de ça. Et, je n’ai jamais tué d’humains en buvant leur sang, ou, j’ai laissé les innocents, aimés par leur famille et par leurs amis en vie. J’ai tué les mauvais, ceux qui trompaient, manipulaient, et tuaient les autres de ma race, continua-t-elle d’un ton tellement calme que ça donnait des frissons, regardant un instant Yasminn d’un air entendu. La preuve, tu es encore là, finit enfin Belle, reportant son regard sur Caesar, avec un petit sourire à la fois ironique et bienveillant dessiné sur ses lèvres.






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