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Certaines gens font une mascarade ...

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MessageSujet: Certaines gens font une mascarade ... Jeu 11 Nov - 18:49


Camilla & Caesar


qerri ~ boundary (lj)


Les missions des gardiens, ce ne sont pas des choses à prendre à la légères. Ce sont des tâches divines, qui doivent être menées à bien, le plus rapidement possible, sans lisser aucune trace de nous, gardiens. Car c'était cela, a principale condition récurrente pour avoirs la possibilité de faire la vertu du monde, d'y apporter la paix, éradiquer de la terre les sombres intentions de certains individus, qu'ils soient vampires ou sorciers. Nous avions perdu nos attributs typiquement humains, nos émotions, pour devenir une race à part entière, pour les protéger, eux... humains, ingrats innocents devant lesquels nous nous évertuons à dissimuler notre véritable visage, celui d'une créature surnaturelle portant un masque de créature des plus banales sur Terre. La perte de nos émotions humaines pour le gain de ce statut de gardien n'était que compromis. Nous gagnons une vie plus longue, ainsi que de nombreux pouvoirs, certes nous faisions cela pour le bien en ce monde, pour la vertu de Dieu, mais nous devions constamment rester dans l'ombre, nous devions rester discrets, nous ne pouvions pas recevoir quelconque trace de gratitude, mais le plus dur était que nous devions vivre au quotidien avec un corps humain, qui ne devenait qu'un amas de chair et d'entrailles, un masque de métal, ne bougeant pas à nos ordres, qui nous empêchait d'exprimer réellement notre vraie nature.

Je clignai les paupières, me rendant soudainement compte que j'avais été trop absorbée dans mes pensées pour pouvoir réfléchir au chemin que j'étais en train de suivre, à pied. Bien sûr, j'aurais pu emprunter la voie abstraite, plus explicitement mon don de téléportation, mais endroit où je devais me rendre était bien trop bondé pour que je puisse passer inaperçue... Je levais le nez, devant l'imposant bâtiment qui cachait le soleil et vomissait son ombre sur toute la place à ses pieds. Il était amputé au niveau des étages supérieurs, mais il ne perdait en rien à son aplomb. Il n'était autre que Big Ben, celui qui n'avait pu que capituler devant les ravages meurtriers de la guerre, fraîchement finie. Je regardais autour de moi. Je ne voyais que des masses grouillantes qui s'agglutinaient au mur de cette église. Une rumeur sourde émanait de ce rassemblement quasi religieux. Ils touchaient tous les murs, ces gens. Certains pleuraient, d'autres se contentaient de prier et certains rester imperturbables, comme je l'étais. Mais d'aucun n'émanait cette aura si pure, si spécifique aux êtres nouveaux dont je faisais partie. Big Ben sonna. Le son de ses cloches recouvra les rumeurs de la foule, court répit. Les gens qui s'unissaient les uns aux autres, toujours plus nombreux ne faisaient pas attention à moi, debout, inerte, au milieu de ce bouillon d'animation. Ils étaient tous trop préoccupés par leurs peines, leurs déboires, leurs tristesse, et ne se cachaient pas de le montrer. Chose dont je les enviais, car mes blessures à moi, je les avais forcées à s'enfouir au plus profond de moi, les déniant. Je les avais toujours intériorisées, sans jamais laisser paraître en moi une once de douleur. Comique, je ne pouvais pas, du moins, je ne le pouvais plus. J'étais condamnée à souffrir intérieurement, en silence, avec ce visage humain qui paraissait si serein, imperturbable. Je me rendais compte jour après jour que se statut de gardien pouvait être une bénédiction, comme une malédiction, une torture sentimentale intérieure. Les sentiments et les émotions refoulées dans nos esprit ne pouvaient nous atteindre que dans cette partie. Si je me laissai submerger, je commencerai doucement à m'autodétruire, et cela je ne le voulais pas. Dieu m'avait offert une nouvelle chance, il fallait que je la saisisse, que je me batte, que ma vie vaille la peine d'être vécue. J'avais un devoir, je me devais de lui être loyale, quoi qu'il m'arrive.
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MessageSujet: Re: Certaines gens font une mascarade ... Jeu 11 Nov - 21:12

    Le seul Ground Zero qu’il ne m’avait jamais alors été donné de connaître était à New-York et avait été causé par la bêtise humaine et la haine inter-ethnique. Aujourd’hui, nous les gardiens étions sur Terre afin de protéger cette paix instable. Il m’arrive régulièrement de me rendre au pied de Big Ben, au plutôt de son vestige puisque malgré sa réparation, la grosse horloge ne sera plus jamais la même. Je m’assois sur un banc non loin du Mur des Disparus et j’observe. Attentif comme jamais, je guette la moindre émulsion, la moindre étincelle qui mènerait à un conflit et je l’éteins. Certains me trouve sûrement trop investis dans ce rôle mais se garde certainement de le dire. Il est vrai que j’ai tendance à m’y noyer. J’ai conscience que chaque gardien perd ses souvenirs de sa vie humaine mais lors de la mienne, après avoir partagé quelques impressions avec d’autres jeunes gardiens, j’en ai déduit que je n’avais déjà plus rien et je pense que mon implication en découle. Cela étant, je ne regrette rien lorsque je les vois.

    Ces gens sont désespérés, certains dorment en-dessous des photographies jaunies de leurs proches, pleurant leur perte jour et nuit et ne trouvant de secours que dans les bras d’autres personnes dans la même situation. Certains sont plus maigres qu’ils ne devraient l’être et ne mangent plus, ne boivent plus, ne vivent que pour ces photos. J’aimerai être en mesure de les faire partir mais je ne peux pas. Ils n’ont pas enfreint la paix, ils ne font que devenir invisible. Les gardiens ne sont pas ce que l’on s’imagine. Nous ne sommes guère des salvateurs, nous sommes des bourreaux. Nous infligeons des châtiments à ceux qui passent outre le règlement. Nous ne sommes guère des héros. Ou alors, nous sommes ces héros qui agissons pour le bien du monde depuis l’ombre et qui doivent y rester. Nous sommes ces héros qui torturons et achevons des vies pour le bien d’une centaine d’autres. Nous sommes des héros dénués d’émotions, incapables de trahison ni de compassion. Nous sommes des héros maudits au service d’une entité que n’apercevrons certainement jamais plus que sous la forme d’une voix qui résonne en écho dans nos têtes.

    Fatigué de voir ces femmes se rouler dans la poussière en criant le nom de leur fils ou de leur mari, je me levai et partait en direction d’une rue adjacente. Je regardai mes pieds, connaissant les rues de Londres par cœur et pouvant y déambuler sans avoir l’extrême besoin de lever la tête à chaque croisement. Une sensation connue me stoppa cependant, au milieu d’une route. Je relevai lentement mes yeux, cherchant du regard d’où provenait cette intrusion. Puis je la reconnue. Ses cheveux blonds juraient avec le cadre de la ville, mais c’était une bénédiction pour tous les passants. Ils la dévisageaient impoliment, ouvertement, sans se soucier de ce qu’elle penserait laissant grandir l’espoir d’un jour tenir sa main et effleurer ses lèvres. Si seulement ils savaient qu’elle, comme tous les autres, ne ressentirait plus jamais rien de tout cela… Cela faisait quelques temps à présent que notre machination tenait la route. Nous apprenions vite à imiter les autres couples. Alors j’avançai en accélérant mon allure, faisant se soulever mon caban noir et mes cheveux à un rythme soutenu. Mes bras enserrèrent sa taille alors que ma bouche vint se poser sur la sienne sans pour autant la presser outrageusement. C’en était déjà assez gênant.

      CAESAR – « Ravi de te retrouver ici Camilla. »


    Mes doigts se mêlèrent aux siens et nous marchâmes lentement.
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MessageSujet: Re: Certaines gens font une mascarade ... Sam 20 Nov - 19:00

Je n'étais pas venue ici pour le cruel plaisir de regarder ces gens meurtris, se morfondant sur leur sort, pleurant et regrettant ces personnes happées par la mort, et dont le seul lien entre l'au delà et la dure réalité résidait en ces photos jaunies pas le temps et la pluie, placardées sur les parois de l'église. Si je n'avais pas eu d'humilité de gardienne, si je n'étais pas devenue gardienne tout court, je serais surement moi aussi en train de pleurer ces êtres chéris, et en train d'attendre la mort à mon tour. Je serais comme tous ces autres, devenus des âmes en peine, en dérive sur le flot tumultueux de remords. Je secouai la tête, formelle. Je ne serais jamais plus de ces âmes éplorées. La mienne avait trouvé repos en ce corps nettoyé de tout pêché. Du moins, c'est ce qu'une partie de moi s'efforçait de faire paraître.

Je considérai d'un œil morne l'assemblée, une énième fois. Mais aucune mauvaise intention pouvant venir de quelconque n'émanait de ces auras fades. Tout était fade. Le ciel était fade. Le parfum de l'air était fade, l'ambiance ébranlée et où planait la tristesse et le désespoir ne pouvait en être que plus fade. Londres était fade. Même le cardigan noir de cet gomme traversant la rue était fade. Mais en aucun cas son aura n'aurait pu l'être. Elle était pure, blanche, immaculée, lumineuse et ô combien attirante. Elle était comme la lumière qui attire les papillons. Inconscient papillon que j'étais, à me brûler les ailes contre cette aura reluisante, je l'espérais. Elle n'était autre que le reflet de la mienne, celle d'un gardien. Il s'avançait, nonchalamment au milieu des quelques passants accourant vers les personnes déjà présentes devant les murs de l'église. Cette indifférence à ce monde entourant seule le démarquait des autres, cet aplomb le différait des humains chavirés. Caesar. Un prénom qui ne pouvait qu'évoquer la fierté de ce prince immaculé. Mon maître me pardonne d'affubler un des nôtres de cette représentation iconique humaine et princière. Pour tout dire, j'étais venue ici, attendant sa venue. Car je savais qu'il avait l'intention de venir, depuis le début.

Il avançait, ne déviant pas d'un pas sa trajectoire, presque tracée au millimètre près. Il suivait son objectif des yeux. Quand il toucha des doigts son but, je fus parcourue de frissons électriques, et une étrange vague submergea mon esprit, avant de se retirer, en même temps que ces doigts sur ma peau. Puis la vague reprit de plus belle, s'écrasant avec plus d'ardeur dans mon esprit, comme ces douces lèvres qui embrassaient les miennes. Douces & maussades. Marcher. Un flash, dans ma tête. Faire comme si de rien n'était. L'image de la rue où nous nous situions, lui et moi, m'apparait, mais de son point de vue à lui. Mes yeux voyaient ce qu'il voulait et ce qu'il allait faire. Le contact rompu, tout s'évanouit aussi vite que tout était apparut. « Ravi de te retrouver ici Camilla. » lança-t-il de son ténor mélodieux. « Caesar ! Je ne pensais pas te trouver ici ! Je partage ton ravissement. » lui répondis-je, sur le même ton monocorde que nous ne pouvions qu'employer. Je mimais la surprise, mentant à chaque parole, trompant les quelques passants autour de nous. A vrai dire, je savais très bien qu'il viendrait ici. Ses doigts fins se mêlèrent aux miens, et le contact de sa paume chaude contre la mienne ne me procura plus aucun frisson. Je savais clairement ses intentions, elles n'en changeraient pas. Il m'entraîna dans la rue piétonne, sûr de lui, l'expression de son visage intransigeante. Il était beau. Ses cheveux prenaient de jolis reflets son les quelques rayons de soleil, son allure ténébreuse en était renforcée par sa tenue vestimentaire. Il ne passait pas inaperçu dans la rue. « Quelles sont tes préoccupations du moment ? » lui demandai-je, le plus naturellement du monde, outre mon ton dénué d'intérêt. Chose que je regrettais de ne plus posséder, l'intonation. J'étais condamnée à employer ce ton uniforme et sans vie, n'étant que le reflet de ce que j'étais. La rue était plus bondée qu'habituellement, plusieurs fois les gens me bousculèrent, et à chaque fois je ressentais ce flash électrique dans mes pensées, furtif et piquant, comme le dard d'une abeille qui répandrait son venin dans mes pensées et inconsciemment m'obligerait à éluder les visions que je venais de recevoir.
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MessageSujet: Re: Certaines gens font une mascarade ... Dim 5 Déc - 16:14

Un sourire artificiel étira mes lèvres alors que nos pieds foulèrent le bitume de la rue que nous parcourions. Elle était belle comme l’aurore d’un jour rempli d’espoir et des attentes folles des humains que nous dépassions. Les hommes m’enviaient, j’en avais conscience mais je n’y prêtai pas pour autant plus d’attention qu’ils ne le méritaient. Il n’y a rien de vrai. Pas plus entre elle et moi qu’en ce bas monde duquel nous sommes prisonniers. Drôle de prison par ailleurs. Nous en étions les garants, les Gardiens. Finalement, il est certain que nous portons bien notre appellation. Cette entité qui nous observait devait bien se demander quel jeux nous étions en train de jouer si elle nous voyait à cet instant précis, mais en apparence, notre mascarade paraissait étonnamment naturel à en juger par le regard glissant des habitants de Londres qui ne s’attardaient que sur l’un ou l’autre, essayant désespérément de nous trouver un quelconque défaut qui les réconforteraient dans leur idée que la perfection n’existe pas. Nous marchions sans but apparent, essayant de feindre un amour naissant et un bonheur palpable pour que ceux qui nous regardaient y croient également. Heureusement, nous n’étions pas si mauvais que cela dans notre jeu d’acteur, du moins, avant que l’on se décide à avoir une discussion normale.

    CAESAR – « Oh, et bien c’est assez simple. Je me demande combien de temps encore nous allons devoir être sur nos gardes pour empêcher ces stupides humains de causer un nouvel affrontement. »


J’étais franc avec Camilla comme je l’aurais été avec n’importe quel autre gardien que j’aurais croisé dans la rue par une journée comme celle-ci. Mis à part le fait que le contact de sa peau me procurait une sensation étrangement familière, il n’y avait pas de différence entre elle et les autres. Nos bras se balançaient à un rythme soutenu alors que nous continuions de marcher dans une direction qui n’était que peu importante à en juger par notre capacité à nous rendre où nous voulions sans perdre une seconde à marcher. Je me demandai ce que les couples pouvaient faire dans une ville à moitié détruite comme l’était Londres depuis le départ de notre maître. Les terrasses de ce qui avaient été des salons de thé n’étaient plus, les parcs étaient réputés pour être infréquentables passé une certaine heure et les cinémas ne trouvaient plus preneurs depuis que la fiction avait rejoint la réalité.

    CAESAR – « Tu as été assez dure à trouver ces derniers temps… Quelque chose te retenait loin de moi ? »


Je m’appliquai à lui sourire avec un certain charme, du moins j’essayai, pour une fois de plus tromper la vie et faire croire à notre parfaite idylle. La vérité était que je n’avais pas la moindre idée de ce que je faisais. Je calquais mon attitude sur celle des rares couples que j’avais croisés, voire l’image qu’on nous en donnait dans ces comédies romantiques aimées des jeunes femmes. Non vraiment, j’étais comme un aveugle dans un magasin de porcelaine, soucieux de ne rien casser. Alors que je me croyais capable de tout, il y a bien un domaine dans lequel je reste bon à rien. Cela étant, nous passâmes près d’un banc vide et j’invitai Camilla à s’asseoir à mes côtés. La vue était tout autre. La Tamise s’écoulait à nos pieds alors que nous tournions le dos à l’église monumentale. Il semblait que le chaos avait reculé d’un pas en nous offrant cette vue devant laquelle on ne peut pas rester aussi insensible que je devrais pourtant l’être.
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